J'ai tenu mon pari : ne plus consommer d'huile de palme et ses dérivés pendant un an (juillet 2011-juillet 2012). Pour des raisons d'éthique et surtout de bon sens écologique j'ai prouvé que cela est possible, tellement que je continue. Vous aussi vous ne voulez plus être spectateur, mais acteur ; vous poser des questions sur notre consommation ? Suivez-moi via le blog, facebook et twitter : problèmes et solutions.
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mercredi 23 mai 2012
Valse avec la palme
Pflanzenöl !
La palme voyage encore. Il y a 2 semaines j’ai dû apprendre
le mot « Pflanzenöl
» ou « huile végétale » en allemand. En effet j’ai passé
quelques jours à Vienne dans le cadre de ma thèse. Même si connaître sur le
bout des doigt les dérivés de palme est utile, se dressent deux
obstacles : la vie en communauté pendant 6 jours et la langue ! Alors
à la question ai-je mangé de la palme cette semaine, je ne peux que répondre :
sûrement. Mais pour cela il nous faut faire un petit retour en arrière.
Déjà le voyage se fit en voiture (à 13 pour 2 masters), donc niveau
agrocarburant c’est râpé. D’un point de vue pratique et économique le choix
était restreint. Lors de notre arrêt en cours de route, le choix du repas fut
assez facile car il y avait un self me permettant de prendre une salade légère
et sans huile de palme sans trop de doutes. Le plus difficile fut donc les
repas à Vienne. Il y eut deux fois où le repas fut sans doute palmé. A chaque
fois pour goûter à la culture locale !
Friand de « culture locale brute » j’ai fait un lobbying intense
pour trouver un petit restaurant dans les rares ruelles de Vienne. Après
quelques échecs vacillant entre des troquets trop pleins et d’autres trop chics
qui auraient coulé les reliquats de la recherche française, nous sommes entrés
dans le « strabl's biberstub'n». Schnitzels à 9 €, 3 tables et quelques
personnes, le rêve du bobo en quête d’authenticité. De plus la carte était
composée d’une dizaine de plats, un gage de qualité digne des étoiles du
Michelin. Bien mal nous en a pris. Le petit troquet enfumé avec ses 4 à 5
piliers de comptoir, et dont on ne trouve pas de trace sur internet, est tenu
par un « chef » emblématique et sympathique. Mais son physique aurait
dû nous donner des indices sur les apports caloriques qui nous attendaient.
Nous ne pouvons plus faire demi-tour, faits comme des rats. Nous voilà assis à
une table et nous demandons des schnitzels (escalope de veau pannée) avec des
bières. Ben oui. « Arch, francèèèè, Nikola Sarkossy, Marine
Lepén ! » nous réponds le patron. Nous sommes évidement fiers de représenter ces deux
figures de la politique nationale (!). Arrivent la bière et quelques piliers et
nous nous demandons ou nous sommes tombés.
En attendant nous sommes interloqués par une affiche de
Dieter Thomas Khun dont le physique est très proche de celui de notre chef. Un
cuisinier avec des gènes de musicien? Certainement, car en passant avec deux
paquets sortant vraisemblablement du réfrigérateur, il chante le refrain
célèbre « che fa et che fien, entre tes reins ». Quand il arrive avec
l’alcool bibliologique et agricole local qu’est le Jaëgermaster, nous
trinquons. « prost ». Après cette belle surprise nous lui demandons
si c'est bien lui la personnes de l’affiche. « Nein mein bruder (mon
frère) », et pour nous le démontrer il écarte l’encolure de son t-shirt
pour nous montrer ses poils au torse. Pas de doute il y a bien un lien de
famille. En espérant que les poils ne se retrouvent pas dans les poêles.
A l’arrivée du « repas », fait avec amour et bourré de
produits sains nous essayons de décrypter l’origine des aliments. Du calamar de
Vienne : une saucisse au fromage coupée dans la longueur à son extrémité
et cuite (dans de l’huile ?). Le tout accompagné quand même de nos
escalopes et de frites pas grasses ainsi que de légumes frais du jours (sic).
En plus nous avons des beignets de fromage. Un nutritionniste serait mort. Le
tout était tellement léger que nous en laisserons un peu. Fiers de notre plat
et de l’ambiance cossue, nous posons avec le chefs qui ne se retiendra pas
d’embrasser (sur la tête) une nos comparses. Elle en rêve encore.
Un plat léger
Le poulpe de Vienne
Il reste un peu d'huile...
Au son des chalalala, chalalala de notre chef du soir nous
décernons aux frites le bénéfice du doute car elles sont de moins en moins
frites dans de l’huile de palme dans les restaurants. Il en va de même pour les
légumes surgelés. Au son des « aïe lofe you, che tème », je dirais
que je suis plus fataliste concernant le jugement des schnitzels. Certainement
bien industriels, il y a de fortes chances qu’ils soient bien palmés.
Malheureusement ils étaient préparés et le premier geste écologique est de ne
pas jeter… Nous terminons avec une note bien plus salée que prévu sous les
« mone amoureuh ! ».
La seconde fois fut pour un apfel strudel. A base de pâte
feuilletée ou de feuille de brique, il y a un risque fort d’avoir de la palme…
Le goulash juste avant me paraissait louche aussi.
Ne pas manger de palme à la
maison, c’est très facile, dehors c’est bien plus difficile. Pour les sorties
en communauté, le choix de plats sans sauces ou sans fritures était de mise
quand cela était possible. Au final, je n’ai pas dû m’en sortir trop mal sur une semaine, 2 repas auront été douteux.
palmés...
Les chocolats de Vienne...
La ville, côté baroque
Sans commentaires
Les moustaches de légende !
Repas maison : pâtes, fenouil/orange, concombre, steak
de légume et champignons
Les sauterelles ne sont pas palmées
Faune locale
Volume de la biosphère si la terre avait le volume de la pièce
Consommation moyenne d'un citoyen européen en une vie ...
J'arrive pas a croire que tu as osé mettre chalala sur ton blog si sérieux... Tu veux vraiment que tout le monde fasse des cauchemars à base de Dieter et de palme ! :))
Aujourd'hui j'ai vraiment apprécié votre article!Depuis quelque temps je trouvais que cela manquait de sérieux.Vous y avez enfin remédié!Je l'ai lu jusqu'à la fin!
Un dimanche matin, deux chocs : – je découvre ce blog (très intéressant, car je suis personnellement très inquiet de cette omniprésence de l'huile de palme dans l'industrie, non seulement pour des raisons environnementales, mais aussi parce que cette huile est une vraie saloperie pour la santé humaine) ; – et je découvre Dieter Thomas Kuhn, qui me laisse penser que non, le modèle allemand n'est pas bon pour la France !
un thésard scientifique qui écrit avec style et sans fautes d'aurtauhgraffe , je rêve ! trêve de plaisanterie , chapeau bas , blog super et complet ; j'espère qu'il continuera après juillet ! thierry
J'arrive pas a croire que tu as osé mettre chalala sur ton blog si sérieux... Tu veux vraiment que tout le monde fasse des cauchemars à base de Dieter et de palme ! :))
RépondreSupprimerAujourd'hui j'ai vraiment apprécié votre article!Depuis quelque temps je trouvais que cela manquait de sérieux.Vous y avez enfin remédié!Je l'ai lu jusqu'à la fin!
RépondreSupprimerLa fin est la plus intéressante !
RépondreSupprimerJ'ai bien rigolé sur l'anecdote du resto et sur la vidéo... J'espère que le clip est au second degré mdr. Dommage que je ne parle pas allemand.
RépondreSupprimerUn dimanche matin, deux chocs :
RépondreSupprimer– je découvre ce blog (très intéressant, car je suis personnellement très inquiet de cette omniprésence de l'huile de palme dans l'industrie, non seulement pour des raisons environnementales, mais aussi parce que cette huile est une vraie saloperie pour la santé humaine) ;
– et je découvre Dieter Thomas Kuhn, qui me laisse penser que non, le modèle allemand n'est pas bon pour la France !
J'essaie de faire passer cette ode à l'amour comme hymne du labo. Mais c'est difficile.
SupprimerBonjour
RépondreSupprimerBel exemple d'informations
Merci
Cordialement
Fabrice
un thésard scientifique qui écrit avec style et sans fautes d'aurtauhgraffe , je rêve !
RépondreSupprimertrêve de plaisanterie , chapeau bas , blog super et complet ; j'espère qu'il continuera après juillet !
thierry
Mes articles passent par l'œil omniscient de ma petite femme ! Oui, après juillet je pense encore avoir des choses à dire.
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