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mardi 1 janvier 2013

Par quoi remplacer l'huile de palme ?

Pour répondre à cette question il faut comprendre pourquoi on utilise cette huile et pour quelles raisons on voudrait la remplacer. C'est seulement après avoir pris en compte ces considérations que l'on peut vraiment en parler et se rendre compte que la question n'a finalement pas beaucoup de sens.

Les raisons techniques

L'huile de palme devrait s'appeler graisse de palme. Elle est solide à température ambiante et donc pratique à de nombreux titres pour l'industriel. Mais l'huile de palme n'est pas la seule graisse végétale, contrairement aux déclarations des industriels : coco, cacao, karité (etc.) sont des graisses végétales naturelles qui ne nécessitent donc pas d’être hydrogénées pour être solides.
L'huile de palme permet d'apporter dans certains cas du fondant, dans d'autres du croquant, permet des cuissons fortes et d'avoir des produits qui se conservent longtemps.
  • Pour les margarines ou les pâte à tartiner, l’huile de palme permet d’obtenir une consistance solide, semie-solide.
  • Pour des soupes déshydratées, qui se stockent à température ambiante, l'huile de palme permet d’éviter que la poudre colle au sachet.  
  • Ses propriétés lui confèrent une texture agréable en bouche et un fondant très recherché dans les fourrages de chocolats ou certaines préparations (plats préparés, viennoiseries).
  • Elle sert aussi à faire frire des produits plus longtemps et plus fort.
  • Son prix est très très compétitif ! 
Souvent on oppose l'huile de palme à d’autres graisses solides qui sont le beurre ou les graisses hydrogénées. Mais présenter ces substituts potentiels comme les seules alternatives possibles est un très grave mensonge. Faites-vous frire vos frites avec du beurre ? Avez-vous vu des chips dont on a remplacé l'huile de palme par des graisses hydrogénées ? Voici quelques exemples de remplacement sur des produits existants :

Produits
Matière grasse de remplacement
Apéritif (bretzel)
Olive ou tournesol
Pâte à tartiner
Coco / cacao / tournesol, colza, pas de graisse
Chips
Tournesol
Chocolats
Pur beurre de cacao, karité
Friture
Colza (sous certaines conditions) ou tournesol
Lessives
Huile d’algue
Nouilles Huile de riz
Pâte à pizza Tournesol ou olive
Savon Coprah / karité / olive / colza / tournesol / ricin etc
Soupe en sachet
Pas de graisse (ça existe oui oui) 
 

L'huile de palme peut être remplacée par d'autres huiles ou graisses suivant son utilisation initiale, sans obligatoirement passer par du beurre ou des graisses hydrogénées contenant des acides-gras trans. Se sont les industriels qui effectuent les changements et non les consommateurs, car cette huile est utilisée presque exclusivement par l'industrie en occident.

Le goût et surtout les odeurs !



L’huile de palme est souvent avantageusement présentée comme une huile riche en vitamines (A et E), mais elle n’est utilisée dans les pays occidentaux que raffinée, décolorée, et désodorisée (et ayant ainsi perdu une grande part de ses micronutriments). Un monde sépare donc sa consommation traditionnelle de celle des pays industrialisés. Ces simples photos, je pense, parlent d'elles même.


Huile de palme brute vs huile de palme telle qu'elle est utilisée dans l'industrie


L'huile de palme remplacée par elle-même
 
D'un point de vue technique, l'huile de palme se remplace. Mais elle pourrait ne pas être à remplacer si elle était cultivée de manière correcte et indiquée en toute transparence sur les étiquettes. On vous vantera alors l'huile de palme RSPO ou bio de Colombie, deux exemples très insuffisants, des non-réponses du type greenwashing. Il faut passer son chemin. Une huile de palme équitable, sans déforestation et cultivée en polyculture, j'en serais le premier consommateur. Cette huile existe forcément, il ne manque plus qu'à organiser son acheminement en attendant que les industriels jouent enfin la transparence. Il ne faut pas remplacer frénétiquement l'huile de palme par d'autres huiles juste pour la substitution, mais pour arriver à obtenir un produit final ayant un impact le plus positif possible.

Il faut savoir que si l'on le décidait vraiment, l'huile de palme pourrait être à 100% issue de plantations utilisant d'anciennes terres en friche, et ce pour une demande qui pourrait doubler d’ici 2050 ![1]

La raison

On en est arrivé à un stade où l'huile de palme a trop souvent remplacé d'autres huiles dans les produits transformés, et s’est ajoutée dans d’autres pour différentes raisons déjà évoquées. Remplacer "frénétiquement" toute cette huile de palme n'est pas une solution, ni technique, ni environnementale, ni pour la santé. Les questions de santé sont bien plus compliquées que ce qu'on nous présente par ailleurs. Il faut sortir de l'excès actuel sans arriver vers un autre excès. Le salut est dans la diversité. Le purgatoire est dans la sobriété.

L'environnement

Si d'un point de vue technique remplacer l'huile de palme est souvent possible, l'est-il d'un point de vue environnemental ? Pour l'environnement aussi la sobriété et la diversité sont les clefs. C'est pourquoi il est important de bien comprendre que remplacer absolument 1 litre d'huile de palme par 1 litre d'une seule autre huile est tout d'abord sans fondement d'un point de vue technique, mais aussi logique.



 Un arrêt de l'augmentation de la demande qui a un impact négatif sur les Hommes et l'Environnement est le but


Premier point, il ne s'agit pas de passer de 50 millions de tonnes d'huile de palme produites par an à 0. Ce raisonnement peut paraître simpliste mais il est souvent avancé. Second point, il faut faire de sorte que la production des huiles et graisses utilisées n'ait pas un impact négatif. Mais les choses ne sont pas toujours comparables : culture possible sous un climat et pas un autre, sous-produits valorisés avec une culture et pas une autre, ne pas penser à remplacer les 50 M de tonnes d'huile de palme par un unique autre type d'huile. On se rend compte aussi que la problématique ne s'arrête pas au "simple" remplacement :
  • Le gras est souvent rajouté pour pallier à la médiocrité des aliments industriels. Quelle utilité de mettre de l'huile de palme dans un pâté de canard de qualité ? dans de bons fourrages de chocolats ? dans des pâtes à tartiner ?
  • Ajoutons à cela qu'1/3 de la production alimentaire mondiale est jetée (lien) (pdf)!!
  • Parallèlement à cela 24 % de la population du Royaume Uni souffre d'obésité, 13 % des belges, 20 % des luxembourgeois et 11,2 % des français (lien)... 
  • En 2009 près de 64 % des surfaces cultivées en oléagineux en France étaient destinées à la production de biodiesel  (pdf). 
  • Cela représente une production de biodiesel de 1,9 million de tonnes en France en 2010 (pdf), à comparer avec une importation d'huile de palme à des fins d’alimentaires de 0,36 million de tonnes (2008). 
  • 40% des céréales produites dans le monde servent à nourrir le bétail, autant de surfaces utilisées...
Hé oui. A la question du remplacement de l'huile de palme se greffent bien d'autres questions qui révèlent toutes les problématiques de notre bas-monde : carburant (déplacements personnels, déplacements de nos produits de consommation), consommation à outrance de produits (technologiques, alimentaires), les gaspillages le long de toute la chaine... Le beurre par exemple est souvent vu comme "pire que l'huile de palme" car provenant de bovins nourris notamment au soja sud-américain. Mais tout comme l'huile de palme qui peut être cultivée dans de bonnes conditions (sociales et environnementales) des produits animaliers aussi peuvent être issu d’élevages respectueux de l’environnement :

Nous avons opté pour une consommation très réduite de produits laitiers issus d'un élevage de montagne. Le site d'élevage n'est pas propice à une autre culture. Quant aux produits carnés, notre consommation est largement inférieure à 1 kg/personne et par mois (contre 3 en moyenne en France). En plus de cette sobriété, nos produits sont issus à une écrasante majorité d'AMAP et fermes locales qui n'importent pas ce fameux soja américain, ni d'autres matières premières par ailleurs. Le tout à un prix très abordable.

Remplacer l'huile de palme aura un prix, nous dépenserons des millions d'euros !

Vraiment ? Voici quelques exemples très simples :

L'exemple de Boehli

Boehli est une entreprise alsacienne qui fait des apéritifs du type bretzel. J'avais été surpris de voir certains emballages avec une mention "huile de tournesol" et d'autre avec la mention "huile végétale" (souvent synonyme d'huile de palme). J'ai donc posé quelques questions et l'entreprise a joué franc jeux en répondant à toutes mes questions. Elles nous permettent de comprendre les enjeux et de casser certaines idées :

  • L’huile de palme a bien été remplacée par de l’huile de tournesol pour les 2 emballages même si l’étiquetage est différent. De plus, il fallait modifier tous nos emballages, ce qui a également un coût. Pour l’instant, nous n’avons pas répercuté cette différence.
  • Nous sommes également sensibles à l’écologie et suite au reportage télévisé en 2010, nous nous posions la question s’il fallait modifier ou non nos recettes. Nous ne voulions pas le faire dans la précipitation, car nous pensions que ce serait un phénomène de passage. Au final avec l’ampleur que ça a pris et les demandes de nos consommateurs, nous avons changé.
  • Entre la prise de décision et application il faut bien compter 1 an 1/2 à 2 ans pour un produit de longue conservation. Nous avons beaucoup d’emballages différents et nous avions pas mal de stock de ces emballages. Nous ne voulions pas les jeter, ce qui peut se comprendre. Le temps d’épuiser notre stock d’anciens emballages, le temps de refaire tous les nouveaux packagings (nous en avons aussi profiter pour relooker nos emballages), le temps de faire des essais de recettes, de les faire analyser pour connaître les valeurs nutritionnelles, le temps de les faire « vieillir » afin de voir leurs évolutions dans le temps (nous avons un produit qui se conserve longtemps, donc les tests de vieillissements durent longtemps), le temps de faire déguster les nouveaux produits par un panel de dégustateurs, le temps de valider les nouveaux packagings et de les réceptionner, cela met quasiment 2 ans
  • Pas la nécessité pour nous de changer de machines. Par contre je connais d’autres entreprises qui y étaient obligées. Le coût des modifications des emballages est le plus important.
  • La recette de crackers est en cours de modification, mais ce n’est pas encore terminé. Pour les crackers c’est un peu plus difficile de faire le changement car ils vieillissent moins bien.
  • L’huile de tournesol est une bonne alternative pour beaucoup d’industriels car réagit un peu comme la palme (assez stable dans le temps, pas de modification importante du goût, sauf qu’elle a une teneur en acides gras saturés moins importante, ce qui est bien).
  • Les quantités remplacées sont les mêmes mais comme nous avons investis dans un nouvel appareil qui permet de quantifier très précisément l’huile de tournesol, la teneur en lipides est un peu plus basse effectivement. (En effet les taux de graisses entre l’ancienne et la nouvelle version est environ 15% moindre !)

L'huile de palme, un symbole

L'huile de palme se retrouve dans une quantité innombrable de produits. Le consommateur en achète et en consomme alors sans le savoir vraiment et cela varie aussi suivant nos habitudes. Malgré cela les agroindustriels défendent bec et ongle leurs produits en essayant de justifier que, comme le sucre ou le sel par exemple, l'huile de palme n'est pas "toxique en elle-même". Une manière de dire "non, il n'y a pas de problème". Ils arguent le fait que dans une consommation équilibrée, leur produit ne pose pas problème et cette affirmation véridique indique donc que c'est le consommateur qui est le problème : c’est lui seul qui est responsable de sa consommation. Mais le consommateur n'a pas d'informations claires, on l'abreuve de publicités vantant les bienfaits du produit (énergie, calcium, bonheur etc.). Pire, son alimentation traditionnelle serait seule responsable des déséquilibres alimentaires : "Les principaux contributeurs à notre consommation en matières grasses saturées sont : les charcuteries, le fromage, le beurre..." dixit Ferrero. Donc il faudrait consommer moins de charcuteries et produits laitiers, et ainsi remettre en cause nos habitudes alimentaires, pour faire de la place à leurs produits industriels sans engendrer de déséquilibre nutritionnel*. Mais ne serait-ce pas aux industriels de proposer au consommateur des produits qui s’intègrent harmonieusement dans son équilibre alimentaire, plutôt qu’au consommateur de modifier son alimentation pour que les produits industriels puissent y trouver leur place ? Et encore je ne parle pas des problèmes étiques et environnementaux… bien souvent oubliés.

Oui l'huile de palme est un symbole de notre consommation. Elle permet de mettre en perspective notre rapport avec cette dernière et des problématiques aussi vastes que notre demande en énergie, notre impact social.

* Ceci n'empêche pas de se questionner sur la consommation de certains produits, mais il faut se poser les bonnes questions : limiter sa consommation pour la santé et l'environnement, et non pas pour faire de la place à d'autres produits encore moins équilibrés !

Références et annexes
[1] Corley R. H. V., 2009. How much palm oil do we need ? Environmental Science and Policy 12 : 134-139. "The palm oil industry could supply sufficient vegetable moil to meet the increase in edible requirements for the world population in 2050, and there is sufficient land available for the necessary expansion to occur without further deforestation."
  • Nutella (Ferrero - huile de palme) énergie : 2273 kJ ; Protéines : 6,8 g : Lipides : 31 g (Acides gras saturés : 10,3 g), Glucides : 56,4 g 
  • Noisette (Casino - mélange d'huiles) énergie : 2280 KJ ; Protéines : 6,5g ; Lipides : 32 g (Acides gras saturés : 6,1 g), Glucides : 56 g
La surface agricole utilisée (SAU) pour l'élevage est considérable : sur les 29 millions d'hectares de SAU, 10 millions constituent des surfaces toujours en herbe, exploitées pour l'élevage bovin, ovin ou caprin. Sur les 18 millions d'hectares de terres arables, 4,6 millions sont consacrés aux cultures fourragères, avec 2,8 millions de prairies temporaires et 1,4 million de cultures de maïs. La moitié des surfaces agricoles de la France est donc consacrée à l'élevage. http://www.senat.fr/rap/r10-734/r10-7340.html
Il faut l'équivalent de la superficie d'un terrain de basket de culture de soja pour satisfaire les besoins en viande d'un français. C'est la filière avicole (volaille et œuf) qui consomme 58% du soja destiné à l’alimentation animale contre 30% pour la filière bovine (lait, viande) et 12% pour l’élevage porcin. En 2010 si nous avions dû cultiver le soja que nous avons importé, la Picardie entière aurait dû servir à la culture de soja (4,3 Mt soit env. 20 000 km²). http://www.wwf.fr/s-informer/actualites/viandes-un-arriere-gout-de-deforestation
 
Sur l’ensemble des aliments consommés, les plus forts contributeurs aux apports lipidiques sont les sauces et les matières grasses (20,6 %), puis les produits carnés (18,8 %), les pizzas, quiches, sandwichs et plats composés (16,6 %) et les pâtisseries-viennoiseries, biscuits salés et sucrés (12,3 %). Si l’on examine la répartition des apports en chacune des grandes familles d’acides gras dans les consommations alimentaires des Français, on note que les viandes de boucherie contribuent davantage à l’apport en acides gras monoinsaturés (10 %) qu’à celui en acides gras saturés (8,2 %). Leur contribution aux (3,9 %) est plus modérée. L’apport en acides gras polyinsaturés est, en fait, très variable d’une espèce ou d’un morceau à l’autre. Les viandes de boucherie représentent seulement le 6e contributeur en acides gras saturés. Leur consommation moyenne n’apporte que 2,5 g/j d’acides gras saturés, bien moins que celle des fromages (5,1 g/j) ou des matières grasses ajoutées (3,9 g/j). Elles constituent par ailleurs le 5e contributeur aux apports en acides gras monoinsaturés et le 7e contributeur en acides gras polyinsaturés. Leur contribution en chacune des grandes familles d’acides gras est donc relativement équilibrée. http://www.la-viande.fr/niveaux-de-consommation-de-la-viande-en-france
Consommation moyenne par mois pour un français : 1,660 kg de viande et 1,500 kg de charcuterie.

16 commentaires:

  1. Eh ben dis donc, on est pas sorti de l'auberge! En tout cas une chose est sure: si tu as raison sur la base, à savoir etre contre la deforestation, la spoliation des terres etc tu ne proposes pas de reelles solutions: qu'on le veuille ou non, il est impossible de remplacer l'huile de palme par des huiles de colza, d'olive ou de tournesol ou le beurre pour l'agro-industrie, simplement à cause de ses qualités intrinseques;
    d'autre part, dis-moi si je me trompe mais pour faire toutes ces huiles, il faut bien planter des graines sur des terres qu'il faut consacrer à ca? quelle difference alors avec l'huile de palme???? et pour ce qui est de la santé, non elles ne sont pas bonnes puisque hydrogenees artificiellement et donc riches an acides gras trans, plus nocifs pour la santé que les acides gras saturés;
    enfin quand tu dis "(oh! on en fait en europe)", ca donne surtout l'impression que ce qui te preoccupe finalement, c'est qu'on achete à l'etranger et non chez nous, d'un seul coup tu perds beaucoup de credibilité, c'est dommage!
    Dommage aussi que tu denigres autant la certification, ce serait pourtant une des seules solutions...

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  2. Stéphane,

    Les solutions existent car certains industriels remplacent la palme par d'autres huiles, non hydrogénée. Il n'est donc pas juste de dire que l'on doit remplacer la palme par des huiles hydrogénées. Je n'aime pas citer des marques pour diverses raisons. Mais comme tu sembles dire qu'il est impossible d'avoir des produits sans palme ; je peux citer de tête les Petit Ecolier de lu... au beurre. D'autres plats préparés existent bien sans palme... (fleury michon). Et d'autres produits qui en contenaient avant, et plus maintenant.

    je dénigre la certification. pourquoi ? Car faite par les industriels (et le wwf, souvent bien vendu, qui a prit du recul depuis) elle n'est pas viable. Je t'invite à lire le rapport sur le sujet des amis de la terre intitulé : arnaque à la palme durable. (un exemple)

    Je vais répéter souvent cette phrase : on fait vivre 260 fois plus de personnes avec des cultures traditionnelles que de la palme industrielle (même année, même endroit).

    Pour des produits que l'on peut faire ici, d'un point de vue écologique : c'est mieux. Si en plus ça permet d'éviter un scandale social et écologique ailleurs, c'est encore mieux... Après je suis le premier acheteur de produits non européens quand ils sont viables pour le producteur. Donc ma crédibilité est ce qu'elle est, mais il ne faut pas la réduire à un article sur une phrase.

    Oui les solutions existent, non on ne remplace pas forcément la palme par de l'hydrogénée, oui je préfère acheter local, non j n'achète pas de produits qui demandent une mains d’œuvre exploitée (en tout cas j'essaie)

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  3. Ton blog, est très bien je trouve, bravo pour cette initiative.
    je trouve ca très bien que tu te sois informé autant sur le sujet, mais j'avoue qu'après cette lecture, j'ai juste envie de faire une grève de la faim!!! Ca manque de solutions je trouve, tu dis que tu vis sans huile de palme mais alors conseille-nous, explique nous comment tu te nourris, te laves etc..
    Car, je passe déjà beaucoup plus de temps dans les supermarchés à regarder les étiquettes mais si en plus tu dis qu'il y en a dans tout meme dans le non-alimentaire, je sais plus quoi faire ni penser. Pourquoi ne ferais tu pas une liste, de produit cosmétique et alimentaire SANS HUILE DE PALME.
    Merci d'avance
    Julie

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  4. Vous ne trouverez pas de liste de produits sans palme car :

    il existe des milliers de références dans un magasin, tous les référencer en deux colonne serait pléthorique ! Cela est bien plus compliqué que lire les étiquettes.
    je ne veux pas citer de marques sans palme car c'est trop facile.Trop facile pour ces dernières qui peuvent ne pas utiliser de la palme et se faire de la publicité.
    mais aussi ces marques peuvent être peu recommandables sous d'autres points (environnement, social etc...). Vu que je n'étudie qu'une partie d'un problème global, je ne peux pas donner le bon Dieu sans confession aux marques non palmées ! Remplacer la palme par du soja brésilien...
    une marque peut ne pas utiliser de palme pour un produit mais pour un autre. Comme casino ou mac do par exemple. Il devient alors tout aussi compliqué de s'en sortir en citant des marques!
    surtout, ma consommation n'est pas la même que les autres ! Un produit qui me conviendrait pourrait ne pas vous plaire et penser qu'il n'existe pas d'alternatives.
    Enfin il n'y a pas de solutions clef en mains : le problème de l'écologie est global. Il ne doit pas s'arrêter à ce problème !

    Mais sur le blog je cite des types de produits : savon d'Alep, savon noir. Il y a des marques de biscottes sans palme, il suffit de lire la liste des ingrédients. Pour les gâteaux il en existe aussi : pur beurre ! Ou le mélange colza maïzena à la maison.
    Finalement pour trouver un produit sans palme il suffit de lire les étiquettes !

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  5. L'huile de noix de coco est peut-être à 90% saturée mais elle est très bonne pour la santé de par sa composition!
    http://www.i-dietetique.com/?action=articles&id=8833
    http://agirsante.typepad.fr/agir_sante/2011/02/lhuile-de-coco-extra-vierge.html

    Le sucre de noix de coco est aussi un très bon produit avec un indice glycémique faible!

    Pour moi, une bonne réponse aux industriels est la noix de coco justement car son sucre est bon et permettrait de manger sucré sans risque. Quant à l'huile je te laisse lire les articles.

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  6. Wouaw ! Merci pour ce blog intelligemment construit et sérieux ! merci pour toutes ces informations et l'humilité de tes propos. J'espère que cette initiative encouragera les consommateurs à se responsabiliser et à faire des choix plus ... conscients !

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  7. Bonjour et bravo pour ce blog qui est une mine d'infos.
    Je m'intéresse à l'huile de palme d'un point de vue nutritionnel, et je cherche des informations scientifiques infirmant ou confirmant les résultats des études du CIRAD (1999) sur les relations des lipides de la ration alimentaire et la formation de thrombose (http://publications.cirad.fr/une_notice.php?dk=392312 fig.2). Ces expériences montrent que bien que composée à 50% d'AGS, l'huile de palme ne provoque pas plus de thrombose que l'huile de colza (chez le rat et le lapin). L'huile de palme serait donc peut-être désastreuse d'un point de vue écologique, mais pas sur le plan nutritionnel? Je suppose que ces résultats n'ont pas été confirmés, sinon pourquoi tout ce battage?
    Merci

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    1. En sciences et surtout dans le domaine de la santé il y a une multitude de paramètres à étudier. Les défenseurs de l'huile de palme ont des dizaines d'études qui démontrent les bienfaits de cette graisse... Il existe d'autres études qui ne confirment pas ces conclusions souvent hâtives justement car c'est en jouant avec ces paramètres que l'on extrapole. Sur cette page j'ai regrouper quelques informations :

      http://vivresanshuiledepalme.blogspot.com/2012/07/lhuile-de-palme-et-la-sante.html

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  8. Votre cite ma aidée à mieux comprendre ce qui concerne l'huile de palme, merci. Mais j'ai cependant une question: pourrais-je prendre référence de votre cite pour améliorer mon approche du monde(dossier de fin de scolarité).

    Une élève de 9e année

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  9. Tiens, vous êtes fan de Gojira ? :)

    Et au passage, merci pour cet article (et ce blog) qui sait recentrer une problématique qui a souvent été soigneusement écartée de ses véritables enjeux.

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    1. Je fais passer des messages subliminaux quand eux en font passer des sublimes ;-)

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  10. Bonjour,

    J'ai juste envie de vous dire que remplacer l'huile de palme, ce n,'est pas simplement "mettre une autre huile à la place". Je travaille chez une grande marque de biscuit et biensur, des équipes se penche sur la question mais technologiquement, c'est tres difficile d'optenir de beaux biscuits, de bonnes textures, et surtout des biscuits qui se concervent bien en utilisant d'autres huiles comme les colza ou le tournesol.

    De plus, aujourd'hui, et c'est bien malheureux, le prix importe plus au yeux du consommateur qu'une mention "sans huile de palme" et remplacer l'huile de palme par autre chose entrainerai une augmentation significative des couts de production, et donc des prix de ventes (a moins de vouloir couler la boite!) que les consommateurs ne sont pas prêt à payer, malheureusement (des études ont biensur été faites).

    De plus, mais ça vous y avez fait allusion, remplacer l'huile de palme par une autre huile ne ferait à mon avis que déplacer le problème car je rappele qu'il faudrait 8 fois plus de surface pour produit 1L d'huile de tournesol que pour 1L d'huile de palme. Donc si tous les industriels venaient à changer d'huile, je n'imagine même pas les conséquences écologiques...

    Pour finir, vous parlez d'ajouter du beurre en remplacement, mais il ne faut pas oublier que le beurre est bien plus riche en AGS que l'huile de palme, et est donc mauvais pour la santé. Difficile dont pour les industriels d'en utiliser lorsque les consommateurs réclame une baisse du taux d'AGS.... Sans parler du prix du beurre qui est au moins 3 fois suppérieur au prix de l'huile de palme....

    Donc même avec une volonté de supprimer l'huile de palme de nos produit, l'enjeux est loin d'être simple.... ^^' :)

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  11. Bonjour,

    je pense que l'article met en avant justement que le remplacement de l'huile de palme d'un point de vue technique et environnemental n'est pas simpliste. Cf notamment la fin de l'article. On y parle aussi des coûts.

    La question écologique de l'huile de palme ne se simplifie pas au rendement voir par exemple: http://vivresanshuiledepalme.blogspot.com/2012/11/rendement-et-huile-de-palme.html Cet atout n'est pas une justification. 50 % des palmeraies sont sur des forêts de 1900 à 2008.

    Sur le changement de l'huile de palme, quand j'écris un article " L'huile de palme remplacée par elle-même"... je pense que c'est assez clair. En cela l’argument d'un changement massif de type d'huile n'est pas valable.

    Ici on ne parle pas des AGS, tout comme du beurre. Vous n'avez pas du bien lire l'article. Idem les questions sur les AGs saturés ne se résument pas à 4 lignes (http://vivresanshuiledepalme.blogspot.com/2013/08/notre-consommation-et-la-deforestation.html) tout comme l’impact environnemental (http://vivresanshuiledepalme.blogspot.com/2012/07/lhuile-de-palme-et-la-sante.html).

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  12. Bonjour,
    Merci pour cet article bien documenté et très instructif.
    Je retiendrai une chose principalement: sobriété et diversité sont les clés.
    Bonne continuation!

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  13. La 1ère raison d'utiliser de l'huile de palme est économique. Les alternatives sont plus chères. Par exemple, pour la petite marque de biscuits M&A, qui se disent trublions du goût, l'huile de palme représente 8% disent-ils dans une recette de cookies. L'argument du prix du vente majoré en utilisant une alternative représenterait moins de 15 cts de différence.
    Ceci est raisonnable pour un produit qui se veut de qualité.
    Or, c'est souvent le financier, le "chasseur de coûts" qui impose le passage à l'huile de palme.
    Ceux qui prétendent justifier ça par des raisons techniques sans considérer les alternatives, le font par mauvaise foi.
    Je vais donc créer sur FB un prix: la "Palme" (d'or, d'argent...) de la mauvaise foi alimentaire, qui permettra aux consommateurs de boycotter ces marques.

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Merci de commenter l’article ci-dessus, et donc, après l'avoir lu.