Ça c'est une vraie question. Votre consommation de chocolat ou de lait, quels impacts sur les forêts ? Les européens font-ils couper des arbres plutôt au Brésil ou en Indonésie ? Et l'huile de palme, quelle part de responsabilité a-t-elle ? Une analyse portant sur l'impact de la consommation européenne de produits alimentaires et non alimentaires sur la déforestation a été publiée très récemment pour le compte de la commission européenne. Un pavé (300 pages) dans la marre ! Mais un pavé très très instructif.
L'étude a été menée par 3 entreprises de consulting environnemental : VITO (Belgique), IIASA (Autriche) et CICERO (Norvège). Le rapport se concentre sur la période 1990-2008 où le monde a vu 239 millions d'hectares (Mha) de forêts mondiales anéantis. L'équivalent des surfaces réunies de la France, de l'Espagne, du Portugal, de l'Italie, de l'Allemagne, de la Suisse, de l'Autriche, des Pays-bas, de la Belgique, du Danemark et du Royaume-Uni !
Le rapport a pour but d'estimer quelle est la part de responsabilité des européens et quels produits de notre consommation en sont responsables
Sur les 239 Mha de forêts supprimés dans le monde, environ 70 Mha sont destinés à l’agriculture et les 2/3 de cette agriculture sont destinés aux populations locales. En effet "seulement" 22,4 Mha ont servi à produire des denrées exportées sur le marché mondial, dont 36% pour l'Europe.
Les régions qui ont exporté le plus de produits issus de la déforestation sont l'Amérique du Sud (64%), l'Asie du Sud-Est (23%) et l'Afrique subsaharienne (12%). Par nos achats, nous avons donc une empreinte "déforestation". La déforestation en UE étant quasiment nulle, la totalité de notre déforestation se passe à l'extérieur de nos frontières.
Causes de la déforestation dans le monde
La déforestation a un certain nombre de causes. Entre 1990 et 2008, un quart de la déforestation mondiale était d'origines inconnues (50-60 Mha). A cela s'ajoutent 17% de catastrophes naturelles (41 Mha), comme les feux qui ont eu lieu entre 1997 et 1998 en Indonésie, ravageant 9 Mha ! L'urbanisation est responsable de 9 Mha (4%).
Les 132 Mha restant, soit 55% de la déforestation à travers le monde, peuvent être clairement attribués à la conversion de terres forestières en terres destinées pour moitié à la production agricole (alimentation humaine et alimentation pour le bétail, agrocarburants), et pour près de l'autre moitié à l'élevage de ruminants (pâturages) ; et enfin pour une minorité à l'exploitation forestière.
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A l'échelle mondiale, la production de viande est la principale cause de déforestation via les pâturages et la production agricole destinée à l'alimentation animale.
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Le secteur des cultures agricoles est donc le principal facteur de déforestation, représentant 69 Mha (29%). Ces derniers sont répartis entre le soja (13 Mha), le maïs (8 Mha), l'huile de palme (6 Mha), les produits du bois (5 Mha), le riz (4 Mha) et la canne à sucre (3 Mha).
Destination de la déforestation
Comme dit en introduction, une partie de cette déforestation est destinée à la consommation locale, mais certains pays déforestent plus pour l'export que pour la consommation nationale : en Argentine et en Malaisie, plus de 90 % des surfaces déforestées le sont pour l’export, et dans le cas du Brésil ce sont près d'1/4 des surfaces déforestées qui le sont rien que pour l’Europe ! Ainsi le cas de la Tanzanie n'est pas à mettre sur le même plan que celui du Brésil par exemple.
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| Déforestation pour cultures et répartition des fruits de la déforestation entre 1990 et 2008. Bleu : consommation locale ; rouge : export vers l’Europe ; Vert : export vers le reste du monde. |
L’Union Européenne, quelle responsabilité ?
Finalement, les importations de produits végétaux dans l'UE27 sont responsables de 33% (7,4 Mha) de la déforestation mondiale destinées à l'agriculture, et ce ci par l’agriculture destinée à l'export dont plus de 70% sont consacrés au soja et à l'huile de palme ! L'Europe est ainsi responsable de 25% de la déforestation du Brésil et de 15 % de celle d’Indonésie. Seule une infime partie revient indirectement dans les pays exportateurs via les exportations de l'Europe.
Finalement, les importations de produits végétaux dans l'UE27 sont responsables de 33% (7,4 Mha) de la déforestation mondiale destinées à l'agriculture, et ce ci par l’agriculture destinée à l'export dont plus de 70% sont consacrés au soja et à l'huile de palme ! L'Europe est ainsi responsable de 25% de la déforestation du Brésil et de 15 % de celle d’Indonésie. Seule une infime partie revient indirectement dans les pays exportateurs via les exportations de l'Europe.
Quels produits importons-nous et d'où ?
Sur la déforestation totale en Indonésie à des fins agricoles, 43% sont estimés comme venant de la conversion de forêts en palmiers à huile. La majorité d'huile de palme étant exportée, les consommateurs mondiaux sont largement responsables de cette part. Le rapport estime qu'entre 1990 et 2000, et entre 2000 et 2008, il y eu respectivement 1,4 et 1,8 Mha destinés à la production d'huile de palme.

Provenances de l’huile de palme importée en Europe
En Europe la majorité des importations d'huile de palme se répartit entre l'Indonésie et la Malaisie, viennent ensuite la Papouasie Nouvelle Guinée et la Colombie.
La majorité de l’huile de palme importée en Europe est destinée à l'alimentation, le restant se répartit entre l’industrie chimique (production de dérivés) et les agro-carburants (on constate bien que, contrairement à ce qui est souvent avancé, l'Union Européenne utilise plus que seulement 1% de l'huile de palme qu’elle importe pour les agro-carburants !)
La majorité de l’huile de palme importée en Europe est destinée à l'alimentation, le restant se répartit entre l’industrie chimique (production de dérivés) et les agro-carburants (on constate bien que, contrairement à ce qui est souvent avancé, l'Union Européenne utilise plus que seulement 1% de l'huile de palme qu’elle importe pour les agro-carburants !)
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| Utilisation de différentes huiles végétales en Europe entre 2007 et 2008. En jaune : l'huile de palme. |
Si l’on ajoute le bétail importé en Europe aux importations de produits agricoles végétaux, la responsabilité de l’Europe passe de 7,4 à 8,7 MHa de déforestation.
44% des produits importés sont destinés à l'alimentation animale
25% pour l’alimentation des humains
14% pour le papier et les agrocarburants
14% sont directement du bétail
Comme nous l’avons vu plus haut, le soja est la cause de 60% de la déforestation due à l’importation de produits végétaux en UE. Mais pourquoi donner du soja aux animaux ? Pour leur apporter de l'azote (par les protéines) à leur alimentation qui en manque, surtout s'ils ne sont pas alimentés avec du fourrage. La viande (bœuf, volailles, porc) et les produits dérivés des animaux (œufs, lait) sont les premiers responsables de la déforestation causée par les européens en terme de surfaces. La question que je me pose est donc la suivante :
Quel est l'impact de la consommation de lait / fromage / viande / œufs d'un citoyen européen moyen ?
Quelle est la moins pire de ces consommations?
Quelle est la moins pire de ces consommations?
Lait fromage beurre = déforestation ?L'alimentation
en soja est variable suivant le type d'exploitation mais aussi dans le
temps. Les données que je vais vous fournir en donne une idée, car elles
émanent de nombreuses sources et je ne suis pas le plus compétant pour
avoir du recul sur ces dernières. Pour simplifier, je ne prends pas en
compte la valorisation de sous-produits et je pars du principe que le
fourrage et céréales autres que le soja sont produis sur place et
nécessitent une surface en Europe, mais pas particulièrement liée à la
déforestation (en me basant sur les différents rapports et sources en
bas de page). Je choisis aussi le rendement de 3 tonnes de soja/ha, soit
environ 2,1 tonnes de tourteaux/ha au Brésil.
Lait, beurre, fromage
Pour
la consommation de tourteaux de soja par les vaches laitières, je me
suis basé sur un document [1] qui compte 3 types d'exploitations qui
sont plus ou moins représentatives des exploitations hexagonales (du «
lait 1 » au « lait 3 » les vaches consomment de moins en moins de
fourrage et de plus en plus de soja). Connaissant les consommations de
soja par les vaches, les quantités de lait produit par ces dernières,
les rendements en tourteaux de soja à l’hectare, nous pouvons estimer le
"rendement" de lait à l'hectare de soja. Le lait est ensuite transformé
en d’autres produits comme le beurre [2].
L lait / ha /an
|
||
Lait 1
|
68 733
|
|
Lait 2
|
49 986
|
|
Lait 3
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40 277
|
|
litre de lait pour 1 kg de produit
|
Production en kg/ ha/an
|
|
Beurre
|
22
|
1831
- 3124
|
Emmental
|
12
|
3356 - 5728
|
Camembert
|
8
|
5035 - 8592
|
Dans le cas du lait n°1, un hectare (100m*100m) de culture de soja contribue à la production 68 733 litres de lait sur un an, ce qui permet de produire 3124 kg de beurre.
On note que si le lait a un impact assez faible en termes de déforestation, lorsqu’il est concentré en beurre ou en fromage il peut avoir un rendement inférieur à celui de l'huile de palme qui est en Asie du sud Est d'environ 4000 kg/ha/an.
Concrètement, une tartine de beurre mal choisi (10 g de beurre + 20 g de confiture) a environ 3 fois plus d’impact en terme de surface brésilienne qu’une pâte à tartiner en surface sud-asiatique (30 g à 20% d'huile de palme)*
* Dans le cas de soja venant uniquement du Brésil et d'huile de palme venant uniquement d’Indonésie. Entre 1990 et 2008, 3,2 Mha ont été déforestés pour
l'huile de palme en Indonésie (pays d'une surface de 1 904 569 km² ). On
a un rapport surface déforestée/ surface du pays de 1,6. Au Brésil, la surface déforestée pour le soja sur la même période est de 8,6Mha (8 514 876 km²). Soit un rapport surface de soja issu de de la déforestation/surface du pays de 1,0. L'impact de la déforestation dans ces deux pays est donc proportionnellement égal, voir supérieur en Indonésie.
Mais contrairement au N', le beurre peut se choisir ! Et nous en parlerons après avoir parlé des viandes. Ne nous trompons pas non plus et évitons les raccourcis rapides "le beurre est pire que..." : on "remplace" très rarement 1 kg d'un produit par 1 kg d’un autre (lien).
La viande
Pour travailler de la viande, j’utilise les chiffres la part de soja utilisée dans l’alimentation et l’indice de consommation [3-4]]. L’indice de consommation est le rapport « masse de nourriture apportée à l’animal » / « poids de carcasse de l’animal ou produit (œuf) ». Une certaine quantité de bœuf français est en fait de la vache de réforme, c'est-à-dire une vache laitière de 8-10 ans qui est abattue. Le calcul est alors différent que pour les races à viande. Nous avons choisi de présenter les résultats comme pour le lait : les "rendements" en viande par hectare de soja et par an :
| Indice de consommation |
kg viande/ha/an
|
||
Bœuf
|
6 |
1 750
|
|
Porc
|
3 |
2 882
|
|
Volaille
|
1,9 |
2 496
|
|
Œuf (1 oeuf = 60g)
|
2 |
7 000
|
|
On trouve donc que c’est la viande de bœuf qui est la plus consommatrice de terres car 1 hectare de soja contribue à la production de 1750 kg de bœuf sur un an, contre 2 800 kg pour le porc, 2 500 kg pour la volaille et 7 000 kg pour les œufs. Les rendements carcasse et pourcentages de soja utilisés pour l'alimentation sont détaillés en annexes.
Les solutions
Le soja peut être remplacé par d'autres cultures hexagonales. Une utilisation de surfaces utiles européennes serait certes à prévoir, mais en compensation il nous faudra très certainement repenser la quantité des produits animaliers que nous consommons. La consommation de soja peut être très limitée en utilisant des tourteaux de colza (dont l’huile sert beaucoup d’agrocarburant) : la France a ainsi pu limiter son importation de soja grâce à ses agrocarburants ! La France reste en déficit de 50% en protéines végétales tout de même. Plus particulièrement, des cultures telles que la féverole, le pois ou le lupin se développent (2). Les rendements sont supérieurs à ceux du soja mais il en faut 1 à 3 fois plus au bétail. Mon producteur AMAPien de viande le fait : il nourrit ses bêtes avec de la luzerne cultivée en alternance avec du maïs notament. Les vaches de l'AMAP de lait mangent de la vraie herbe et les épisodiques apports azotés supplémentaires sont issus de cultures locales.
Conclusions
L'huile de palme, nous en consommons certes de manière courante, mais en terme de volume nous consommons encore plus de produis d'origine animale. Voilà pourquoi l'Europe "importe" 12% de déforestation en palme et près de 60% en soja, qui se transformeront en produits animaliers. Ce sont deux cultures majoritairement issues de deux continents différents, et utilisées pour des usages différents. Elles ont un rendement en kg de produits animaliers dans les mêmes ordres de grandeur finalement. Peut-on les comparer réellement ? Faut-il se dire que le problème n°1 est le soja et ne se concentrer que sur lui ? Vous avez deviné, il faut faire attention à tout et ne pas rentrer dans le jeu ridicule du "x est pire que moi à tel endroit dans telles conditions, donc je me décharge de mes responsabilités".
- Les européens causent 5 fois plus de déforestations par leur consommation de produits d’origine animalière que par leur consommation d’huile de palme.
- Le soja comme l'huile de palme sont des moteurs non négligeables de déforestation au Brésil et en Indonésie/Malaisie
- La déforestation mondiale est multifactorielle et destinée aux 2/3 pour le pays producteur et à 1/3 pour le marché mondial
- La déforestation due au soja et à l'huile de palme est causée par les demandes mondiales
- Les surfaces déforestées sont comparables en Indonésie et au Brésil, en proportion de la taille du pays (lien)
- Si la déforestation mondiale n'est impactée que de très faible manière par la consommation des européens, localement dans certains pays cette consommation est un moteur majeur de la déforestation.
- S'il est plus simple de boycotter un produit il est plus judicieux encore de chercher l'impact de ce dernier dans un cas précis. Ainsi dans certains cas du beurre aura un impact déforestation plus fort ou plus faible que de l'huile de palme suivant le mode de production. Chaque produit a son histoire ! Il serait dommage de rater de bonne occasions d'achat d'huile de palme ou de beurre à l'impact social et environnemental positif. Mais la démarche s'avère plus difficile.
- Nous pouvons enrayer ce problème :

Dans le rapport, les auteurs proposent d'estimer quelques scenarii, notamment si d’ici 2020 ou 2030 si tous les européens adoptaient l'alimentation autrichienne (riche en viande) ou bulgare (pauvre en viande). Imaginons un jour végétarien par semaine pour l'ensemble des européens : 5 millions d'hectares seraient économisés, 10 si ce jour était végétalien. Voilà de quoi effacer notre dette. Franchement, c'est faisable. Remplacer une viande par une autre aurait par contre un impact dérisoire.
Mais imaginez que toute la population européenne devienne végétarienne (50 Mha)... : "c'est un scénario très extrême et improbable, mais instructif dans un contexte d'efficacité d'utilisation des terres" indiquent les auteurs...
Mais imaginez que toute la population européenne devienne végétarienne (50 Mha)... : "c'est un scénario très extrême et improbable, mais instructif dans un contexte d'efficacité d'utilisation des terres" indiquent les auteurs...
Téléchargez l'étude : http://ec.europa.eu/environment/forests/pdf/1.%20Report%20analysis%20of%20impact.pdf
Références et annexes
[1] Institut de l’élevage. Evaluation des consommations globales de concentrés par les
vaches laitières et disponibilité possibles en coproduits des agrocarburants.
Décembre 2008. http://idele.fr/?eID=cmis_download&oID=workspace://SpacesStore/0b4e7f69-51c8-457f-acd8-f55b7037f787
[2] Transformation de lait en d’autres aliment : Collecter et transformer le
lait | FNCL - Fédération Nationale des Coopératives Laitières. http://www.fncl.coop/filiere-laitiere/collecter-et-transformer-le-lait
[4] Produire des jeunes bovins dans l’Est. http://www.haute-marne.chambagri.fr/kit/fileadmin/documents/elevage/jb_reseaux_elevage.pdf http://www.agrireseau.qc.ca/bovinsboucherie/documents/Du%20boeuf%20au%20bifteck.pdf
http://www.ifip.asso.fr/eco/resultat/pdf/atout/Fichemai08.pdf
http://www.limousine.org/UserFiles/file/mediatheque/19/fiche1_qualites-francais-A4.pdf
http://www.aveltis.com/publique/informations/l-elevage-du-cochon/en-quelques-chiffres-504.aspx
http://www.meuse.chambagri.fr/fileadmin/documents/site_1/internet/publications/elevage/PORCPERFORMANCES2008.pdf
http://www.pamiers.educagri.fr/cfppa/espaceR/auto/docauto/alimentation.pdf
http://www.avicampus.fr/PDF/PDFzoot/pouletstandard.pdf
https://www6.inra.fr/productions-animales/1988-Volume-1/Numero-1-1988/Alimentation-des-volailles-substituts-au-tourteau-de-soja.-1.-Les-proteagineux
http://www.journees-de-la-recherche.org/JRA/Contenu/Archives/5_JRA/nutrition/30-METAYEr.pdf
| Indice de consommation | Rendement carcasse | part de soja dans l'alimentation % | |
| Bœuf | 6 | 65 | 13% |
| Porc | 3 | 70 | 17% |
| Volaille | 1,9 | 70 | 31% |
| Œuf (1oeuf = 60g) | 2 | 100 | 15% |








Cet article est très intéressant et je suis sûre que ces infos sont surprenantes pour la plupart des gens. On pense rarement aux produits laitiers quand on parle de déforestation. C'est quand même problématique que le beurre soit un des pires choix niveau déforestation (avec la viande bovine et le fromage), vu que c'est avec ça qu'on remplace parfois l'huile de palme. C'est très difficile de savoir avec quoi un animal a été nourri quand on habite en ville, mais en misant sur les labels Nature & Progrès, Bio cohérence et Demeter, il y a de meilleures chances pour que l'alimentation des animaux ait été produite sur place. Sinon, on peut évidemment consommer davantage d'alternatives végétales (légumineuses, produits à base soja français, etc.).
RépondreSupprimerL'étude ne parle pas du poisson d'élevage qui est nourrit en partie avec du soja et de l'huile de palme, et n'évoque pas non plus les moules et les huîtres (voire les insectes) comme produits d'élevages nécessitant au contraire peu d'espace (sans faire craindre une extinction de l'espèce comme avec la pêche industrielle).
Mais l'étude est quand même très complète. Merci de l'avoir signalée.
Bonjour, merci pour votre commentaire.
SupprimerLe cas du beurre est très particulier en effet, les modes de production peuvent être extrêmement différents. La majorité herbe est de mise en France si je ne me trompe pas. Ensuite c'est vrai qu'il est très très difficile de faire le bilan global d'un produit (le lait c'est aussi in fine 80% de la viande bovine en France) et au final le beurre n'est pas utilisé en mêmes quantités que l'huile de palme dans les produits utilisés. Je pense que le label bio est aussi bien pour les produits laitiers, le soja américain étant ogm, il y a donc pas mal de chance que le soja utilisé ne soit pas issu de ce continent donc moins de chance d'impact négatif.
Bien vu pour les poissons. On peut aussi rajouter la carpe qui patauge dans les étangs.
Stop au boycott !
SupprimerGreenpeace contre l'huile de palme : le néocolonialisme dans toute sa splendeur