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samedi 27 octobre 2012

Huile de palme : mécanismes et bons exemples

Opposer le bien-être des populations à la préservation de leur environnement est souvent utilisé comme un argument clef pour justifier l’expansion des palmeraies. La culture d’huile de palme est-elle une chance pour les populations locales ? Les surfaces de palmiers ont-elles réellement remplacé celles d’hévéas ?

1)    Le développement de l’huile de palme

La production de l’huile de palme commença de manière intensive en Malaisie dans les années 1960, suite aux décisions du gouvernement de diversifier l’économie du pays [1][2]. La Federal Land Development Authority (FELDA) mit en place une plantation expérimentale de palmiers à huile en 1961 pour aider des paysans sans terres. En raison de la baisse des prix, notamment du caoutchouc, les palmiers à huile commencèrent à remplacer l’hévéa. En 1966, la Malaisie dépassa la production du Nigeria qui était alors le premier exportateur mondial d'huile de palme. Sur ses 33 millions d’hectares, la Malaisie compte 65% de territoires sous couvert forestier, et 19% dédiés à l’agriculture, dont les 2/3 (soit 12% du territoire, ou un peu plus de 4 millions d’hectares) sont couverts de palmiers à huile[3]. Les plantations de palmiers à huile ont remplacé les surfaces d’hévéas, mais aussi "un peu" de forêts, mais nous ne reviendrons pas dessus[4].


En 1967, le régime de Soeharto en Indonésie promulgue des lois qui donnent le contrôle des forêts au gouvernement central. Les peuples vivant dans les forêts sont qualifiés de « suku terasing » (groupes isolés) et la forêt, dont ils vivent pourtant, est déclarée « libre ». Les nomades notamment sont considérés comme des arriérés et des freins au développement économique du pays[5].

En 1968 les premières grandes plantations de palmiers à huile sont gouvernementales et basées sur le modèle Nucleus-Estate and Smallholder (NES) (ou nucleus plasma) de la Malaisie voisine. Le principe est d’avoir un noyau (nucleus) de plantations appartenant à la société (publique ou privée) autour duquel se trouvent des plantations de 2 à 5 hectares dédiées aux « petits planteurs (plasma). En 1978, le nucleus-plasma est lancé par le gouvernement indonésien avec le soutien financier de la Banque Mondiale : l’aire cultivée pour le plasma (concessions des petits planteurs) est de 80% contre 20% pour le nucleus de la compagnie d’Etat. Cette répartition passe petit à petit à 60/40 en 1980, puis 20/80 dans les années 2010[6]. Le plasma reste sous le contrôle du nucleus jusqu’à ce que les petits planteurs terminent de rembourser leur dette, suite à quoi le plasma passe sous le contrôle d’une coopérative de petits producteurs élue (KUD : Koperasi Unit Desa).
L’Indonésie est très densément peuplée : 147 millions de personnes en 1978 (239 en 2011) avec certaines îles plus peuplées que d’autres. Alors, à partir de 1978, l’Etat étend ses plantations et y attire les cultivateurs afin de désengorger certaines îles. Mais il verra aussi en cela un bon moyen d’« indoniser » certaines populations. Ce système permet à la fois de faire rentrer des devises, de réorganiser les populations dans certains cas, et surtout de fédérer les besoins techniques des plantations. En effet, une fois les régimes de fruits cueillis, il faut les presser dans les 24-48 heures. Un pressoir à disposition de tous est donc une formidable opportunité.

2)    L’économie liée à l’huile de palme

L’huile de palme a taillé sa place dans l’économie malaise pour représenter en 2008 près de 7% des revenus rapportés par l’export. Les emplois directs et indirects s’élèveraient à environ 860 000[7]. D’autres sources indiquent que ce sont 590 000 personnes qui sont directement employées dans l’industrie de l’huile de palme, dont beaucoup de travailleurs indonésiens [8] ! Le pays assure près de 11% de la production mondiale d’huile et de graisse végétales et il met sur le marché près d’un tiers des graisses et huiles mondiales [9].
Quant à l’Indonésie, le ministère de l’agriculture indique qu’entre 1990 et 2010, les plantations de palmiers à huile ont augmenté de 600% ! En 2010 on compte 7,8 millions d’hectares plantés[10] pour 3,7 millions de personnes travaillants dans le secteur de l’huile de palme[11]. En 2008, l’Indonésie exportait pour 14,5 milliards de dollars d’huile de palme. Cela représente 7,3% en valeur des exportations du pays[12] avec une taxation de l’ordre de 13% sur les exportations d’huile de palme, et de 6% sur celles d’oléïne de palme[13]. Le gouvernement central est donc directement bénéficiaire de la production d’huile de palme dans son pays.
Les états sont gagnants, les industriels aussi[14]. Et les ouvriers ? Les petits planteurs ?
  • 1 petit planteur s’occupe de ses 2 à 5 hectares (Plasma)
  • 1 ouvrier s’occupe en moyenne de 6,7 ha dans les plantations (Nucléus) en 2007

3)    Smallholder : le petit planteur

En 2007, 41% de la surface indonésienne dédiée à l’huile de palme, soit 34% de la production nationale de fruits, étaient sous le contrôle de petits producteurs (smallholders), c'est à dire possédant moins de 5ha [15].
Répartition des surfaces de culture en Indonésie[16]

Sous le terme smallholder sont regroupés : les indépendants (independant smallholer), les populations locales dont les terres ont été converties, les personnes ayant une parcelle au sein de grandes compagnies publiques ou privées issues de la transmigration ou non (scheme smallholder). Le terme petit planteur ne traduit donc pas forcément des familles qui ont décidé de faire de l’huile de palme leur culture et qui possèderaient une petite parcelle. Pourtant ce terme désigne aussi bien les indépendants que ceux dépendants (scheme smallholder), une confusion entretenue volontairement.

Répartition des surfaces et productions d'huile de palme. La différence peut être faite entre les smallholders dépendants d'une compagnie et indépendants [16-b]

La MPOB a calculé que 330 000 familles de petits planteurs, travaillant sur 1,6 million d’hectares de palmiers à huile, produisent ¼ des exportations nationales du pays[17].*
En Indonésie, les populations locales devaient recevoir 2 à 2,5 hectares pour 7,5 ha qu’ils « possédaient » sous le droit coutumier, mais en pratique les parcelles concédées sont de 2 à 2,5 ha quelle qu’était la surface qu’ils avaient avant. Le plus souvent seuls 2 ha sont attribués[18][19][20] et c’est estimé comme trop petit[21] :
  • Seuil de survie avec 1,8 ha, le revenu permet de couvrir les besoins de subsistance, mais la situation est très fragile.
  • Seuil de production avec 2 ha, le revenu permet de subvenir à ses besoins de consommation mais la famille est fragile face aux situations imprévues.
  • Seuil de reproduction sociale avec 2,34 ha le petit producteur peut subvenir aux besoins de sa famille en scolarisant ses enfants et en épargnant un peu.
  • Seuil d’enrichissement Au-delà de 3,56 ha l’épargne pour des investissements et une scolarisation longue des enfants sont possibles, tout comme une élévation du niveau social moyen.
En 2003, environ 35% des foyers se trouvent au-dessus du seuil de production[22]. Le revenu des exploitants dépend entièrement du prix d’achat de leurs fruits, qu’ils jugent souvent trop bas. Ainsi leurs dettes contractées auprès de la compagnie peuvent devenir importantes et longues à rembourser. Toutefois, une fois le crédit remboursé, la terre appartient au petit planteur, permettant un revenu relativement constant et transmissible à la descendance.
En Malaisie, il y a au Sarawak 3 418 smallholders avec en moyenne une surface légèrement au-dessus à 5 ha[23]. A Preak elles sont en moyenne de 3,07 ha, et de 6,77 ha à Sabah. La moyenne nationale était de 3,92 ha en 2007[24].
Un article[25] publié par l’Indonesian Agency for Agricultural Research and Development semble clair et sans ambigüité : les petits planteurs sont largement gagnants. En étudiant les revenus des ménages d’une province, il s’avère qu’ils gagent majoritairement entre 10 et 25 millions de rupiah par an. Ces revenus directement liés à l’huile de palme représentent près de 60% des revenus totaux de ces ménages.
Revenu des ménages, la ligne de pauvreté étant à 7,1 millions de rupiah [26]

Un autre indice de santé financière est le taux de remboursement des crédits : palme 85%, hévéa 37%, thé 23% et coco 13%. D’après les auteurs, ces indices reflètent une industrie bénéfique. L'IPOC (Indonesian Palm Oil Commission) indique qu'environ 98 % de tous les petits planteurs ont réussi à rembourser leurs prêts dans les 10 dernières années[27]. Mais les crédits sont bien souvent contractés auprès de la société, et donc remboursés à la source : en fruits du palmier ![28] Difficile donc de ne pas rembourser d'après moi, cet indice ne me parait pas dans ce cas très judicieux.

Malgré cela un rapport de la banque mondiale[29] souligne que les revenus des petits exploitants de l'huile de palme sont très variables au cours du cycle de vie de la culture. Les petits exploitants doivent généralement faire des emprunts considérables à des taux d'intérêt élevés pour financer la plantation initiale ; pendant les premières années qui suivent le plantement ils ne perçoivent pas de revenu de leur culture, mais peuvent travailler comme ouvriers des autres plantations ; puis, dans les années productives de leurs cultures, ils ne gagnent pas assez pour commencer à rembourser le prêt.

En effet, une fois planté, le palmier à huile devient économiquement rentable dès sa 3ème à 5ème année. Ensuite il est possible récolter les fruits de manière optimale pendant environ 20 ans [30]. Finalement un palmier à huile a une durée de vie économique d’environ 25 ans, après quoi son rendement économique chute[31] [32] : la récolte devient plus délicate car les fruits sont plus hauts[33] (donc plus difficiles à récolter) et les plantes sont plus fragiles et sensibles aux maladies[34]. Un véritable challenge pour les gouvernements qui ont encouragé la culture des palmiers à huile et qui voient des manques à gagner pour leur pays.[35] Le crédit contracté par le planteur est recouvert en moyenne après 20 ans…

Il faut ajouter à cela que la production est généralement inférieure aux grandes plantations : connaissances plus limitées des petits planteurs ou limite de leurs moyens. Il est compliqué pour eux de refaire des crédits et de dégager suffisamment d’argent pour pouvoir exploiter au mieux leur lopin de terre. Cet aspect, plus insidieux est directement visible sur les rendements : palmiers âgés, matériel insuffisant, etc.

4)    Les ouvriers

Le ministre malaisien des plantations et des matières premières Tan Sri Bernard Dompok déclara le 19 octobre 2009 au parlement que les ouvriers des plantations de palmiers à huile touchaient un salaire de 1 700 ringgit (qui dépasse largement le seuil rural de la pauvreté fixé à 720 ringgit par mois) et bénéficiaient en plus d’avantages comme des maisons, des facilités médicales et préscolaires. Le coordinateur du groupe de support des travailleurs des plantations (Plantation Workers Support Group), M Sugumaran déclara que cette affirmation était un mensonge éhonté[36] : « C'est un mensonge flagrant qui est courant depuis un certain temps. Notre étude a montré que le salaire moyen d'un ouvrier dans le secteur des palmiers à huile est seulement de 420 ringgit et non 1 700, bien en-dessous du seuil de pauvreté ! ». De plus, il s’avère que la Malaisie fait venir énormément de travailleurs étrangers, qui concurrencent énormément les Malaisiens.
De son côté, Social Watch (une ONG internationale qui regroupe des associations de différents pays), indique qu'un pulvérisateur d’herbicide gagne de 350 à 450 ringgit par mois (100€). Certaines sociétés de plantation donnent un extra de 2 ringgit par jour pour les pulvérisateurs d'herbicides. C'est une indication claire que le danger rôde à l'épandage d'herbicides par rapport à d'autres travaux, indique l’ONG. Sur certaines plantations, les factures d'électricité et d'eau sont déduites des salaires[37].
Plus tard, le gouvernement nia avoir menti sur les salaires des travailleurs des plantations[38] et que les chiffres donnés par M Sugumaran était ceux de la main d’œuvre générale, des femmes des véritables travailleurs des plantations. « En général, le revenu conjoint du mari et de la femme est de plus de 1 200 ringgit par mois, ce qui est au-dessus du seuil de pauvreté ».
Quelques temps plus tard (août 2011) un article[39] relata l’augmentation du salaire de base des employés de Sime Darby de 200 ringgit pour les salariés touchant entre 850 et 900 ringgit, et indiqua que le la moyenne du salaire de base se situait entre 700 et 800 ringgit par mois. A ce sujet, j’ai déjà cité sur le blog un certain nombre de rapports existant sur les salaires généralement bas et certains abus de traitements dans les plantations[40].
« Nous croyons que ce système de rémunération attirera plus les Malaisiens à travailler dans les plantations », a déclaré Mohd Bakke, ajoutant qu'à l'heure actuelle il y a une pénurie de main-d'œuvre dans l'industrie de l’huile de palme ! Un journal indonésien[41], rapporta en 2008 l’annonce de la Commission nationale pour la protection des enfants de Malaisie qui a dénoncé des « Pratiques esclavagistes » dans des plantations de palmiers à huile au Sabah, en Malaisie. Cette affaire a touché « des milliers de travailleurs migrants indonésiens et leurs enfants ». La commission indique que les travailleurs « sont placés dans des baraquements isolés qui ne sont pas accessibles aux transports, ce qui les place dans l’impossibilité de quitter les plantations. Ils n'ont pas non plus accès à l'eau potable, l'éclairage et d'autres installations ». Ainsi 72 000 enfants de travailleurs migrants indonésiens dans les plantations de Sabah (Malaisie) ont été forcés de travailler toute la journée en-dehors du cadre des horaires règlementaires. Ce travail forcé est jugé comme un esclavagisme moderne par la commission.
L’article indique qu’il y avait à cette époque environ 200 000 migrants légaux en provenance d'Indonésie et 134 000 travailleurs clandestins employés dans au moins 103 plantations de palmiers à huile au Sabah. Actuellement, 590 000 personnes sont directement employées dans le secteur de l’huile de palme. Une énorme part (plus de 50 % !) des travailleurs serait donc des clandestins ou immigrés indonésiens. Le travail forcé et le travail d'enfant est connu et reconnu au sein des plantations de palmier, notamment par le ministère américain du travail [41].

5)    Echelles

Un travail de la banque mondiale de 2010[42] explique la complexité de définir les apports positifs et négatifs des plantations des palmiers à huile pour les populations locales. Il reprend les exemples d’emplois où les salaires et les conditions de travail sont souvent trop faibles pour permettre aux travailleurs d'échapper à la pauvreté (voir 1 et 2). Il mentionne aussi des études de cas ayant mis à jours un bilan très positif mais souligne le fait qu’elles devraient être basées sur des normes plus objectives. Ainsi, le nombre de travailleurs à l’hectare chute parfois après l’introduction des plantations de palmiers, remettant en cause le bien-fondé de l'huile de palme comme outil de création d'emplois dans certains endroits. Une étude menée[43] sur plusieurs types de cultures indique que la perte de biodiversité au profit de productions destinées à l’export (palme, soja) contribue à une croissance économique. Malgré cela, il se trouve que dans 54% des cas, ce changement de type de production ne génère pas un développement positif par rapport aux tendances nationales. Dans 59 % des cas, en partant d’une situation sociale et économique initialement mauvaise, le développement aura un impact négatif. Bien souvent, le développement local suit le national… L'exportation[44] ne stimule pas à elle seule la croissance économique et la réduction de la pauvreté dans les régions de production.

6)    Des exemples socialement positifs

Planter de l’huile de palme en protégeant la forêt et augmentant son niveau de vie est possible. Ainsi dans le village de Dosan, en 2000, le gouvernement a mis en place un programme de small holding sur d’anciennes terres dégradées[45]. Pas de déforestation, socialement positif ; que demander de plus ?


Le projet NESP Ophir de 8000 ha est composé de 4800 ha pour 2400 familles, les 3200 ha restants étant entretenus pas 600 ouvriers. Différents outils de mesure de pauvreté indiquent un impact très positif de la plantation. Si 21 % des enfants sont malnutris, 47 % le sont à 30 km, indiquant un recul notable de la pauvreté. Aux alentours des plantations, des hôpitaux et des centres commerciaux se développent. Le rendement des plantations est plus élevé que la moyenne nationale pour les autres petits planteurs, ceci contribuant donc à un revenu plus important. Au niveau environnement l'impact semble limité.[46]



Dans un article de 2010 [46] les auteurs indiquent que leurs données de terrain en Indonésie (dans 3 régions : Bungo, Sanggau, northen Barito) sont à l’opposés des rapports accablants d’ONG. Un exemple est donné d’un conflit avec 60 familles : ces dernières préfèrent blâmer la société que leur famille ou des élites villageoises qui auraient faillis dans l’établissement des contrats. Les auteurs de l'article rapportent toutefois que les contrats ne sont pas toujours clairs (et pas forcément lus par les agriculteurs) et que les gouvernements locaux ne sont pas à la hauteur. Dans des régions, les valeurs des terrains ont considérablement augmentés. Alors, Dans certains villages, les auteurs ont constaté des situations où les agriculteurs prétendent qu'ils ont été dupés par les entreprises ; alors que les sommes versées étaient en adéquation avec la valeur du terrain à l'époque. 

La conclusion de cet article est pourtant plus nuancée : l’huile de palme est une formidable opportunité pour ces pays à condition que son expansion soit contrôlée. Les auteurs soulignent que les impacts négatifs sont réels mais les solutions très abordables.


Conclusion

Au début je ne voulais parler que de bons exemples, mais il me semblais important de bien exposer la problématique dans son ensemble. Oui cet article est (très ?) long, mais il ne résume que très brièvement aussi les limites pour un consommateur lambda d'avoir une idée claire sur l'impact qu'il peut avoir en consommant un produit. Des sources différentes semblent conclurent à des impacts contradictoires qui est finalement un bon espoir. Il semble y avoir une grande différence entre les ouvriers des grandes plantations et les plus petits exploitants.


* à titre de comparaison, la Côte d'Ivoire, dont un organisme a attaqué un grand distributeur pour "mauvaise publicité" sur l'huile de palme, compte près de 36 000 petits planteurs.

NB. 17 à 27 de la déforestation totale en Indonésie est due à l'implantation de palmiers, contre 80% en Malaisie ! (FAO)

Mise à jour. Liens vers une enquête de Benjamin Skinner qui démontrent la réalité de certaines pratiques décrites dans cet article.
http://www.businessweek.com/articles/2013-07-18/indonesias-palm-oil-industry-rife-with-human-rights-abuses#p1
http://www.schusterinstituteinvestigations.org/#!adams-story-photo-slideshow/ckjl


Lien vers un rapport très complet sur les droits de populations locales : http://www.forestpeoples.org/topics/palm-oil-rspo/news/2013/11/press-release-sustainable-palm-oil-marketing-ploy-or-true-commitme 


[1] Sime Darby. Palm Oil Industry in Malaysia. Skills & Knowledge for Sustained Development in Africa 4 June 2009
[2] WWF, 2002. THE PALM OIL INDUSTRY IN MALAYSIA.
[3] Eur. J. Lipid Sci. Technol. 109 (2007) 289–295
[4] KOKO/ Lembaga Koko Malaysia/ Malaysian Cocoa Board ; GETAH/ Annual Report of Rubber Statistics 2010 ; PADI/ Department of Agriculture, Malaysia; KELAPA SAWIT/ Malaysian Palm Oil Board -- http://www.statistics.gov.my - voir aussi http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/2011/07/v-behaviorurldefaultvmlo.html
[5]ERIC LE BIHAN. 2008. Mémoire de master.  L’impact des plantations de palmiers à huile sur les populations locales dans la province de Kalimantan Ouest
[6] World Bank Group. 2010. Environmental, Economic and Social Impacts of Oil Palm in Indonesia:  A Synthesis of Opportunities and Challenges
[7] Sime Darby, Palm Oil Industry in Malaysia Skills & Knowledge for Sustained Development in Africa. 24 June 2009
[8] WWF. Profitability and Sustainability in Palm Oil Production Analysis of Incremental Financial Costs and Benefits of RSPO Compliance2009
[9] The oil Palm Tree, MPOC. http://www.mpoc.org.my/The_Oil_Palm_Tree.aspx
[10] K. M. Carlson et al. Committed carbon emissions, deforestation, and community land conversion from oil palm plantation expansion in West Kalimantan, IndonesiaProc. Natl Acad. Sci. USA 109, 7559–7564; 2012
[11] WWF, 2009. Profitability and Sustainability in Palm Oil Production Analysis of Incremental Financial Costs and Benefitsof RSPO Compliance
[12]Jakarta globe. Palm Oil Industry Seeks Clarity From  Officials Over Plantation Moratorium. June 13, 2010
[13] http://www.zonebourse.com/MALAYSIA-PALM-OIL-16222/actualite/Huile-de-palme-L-Indonesie-ajuste-son-taux-a-l-export-pour-l-huile-de-palme-14482622/
[14] http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/2011/12/la-palme-ca-rapporte.html
[15] Idsert Jelsma, Ken Giller and Thomas Fairhurst. Guidelines for setting up a smallholder oil palm plantation. 2009
[16] Idsert Jelsma, Ken Giller and Thomas Fairhurst. Smallholder Oil Palm Production Systems in Indonesia: Lessons from the NESP Ophir Project. 2010
[16-b]  Vermeulen and Nathalie Goad. Towards better practice in  smallholder palm oil  production Sonja. 2006
[17] MPOC, 06/05/10. Palm Oil Trade Curbs Perpetuate Povertyhttp://archive.mpoc.org.my/sub_page.aspx?ddlID=a757e9ed-7cf8-4699-b18d-f6d7ea97f3ca&catid=a757e9ed-7cf8-4699-b18d-f6d7ea97f3ca&id=
[18] Sonja Vermeulen and Nathalie Goad. Towards better practice in smallholder palm oil production. IIED. 2006
[19] John F McCarthy, R.A. Cramb. Policy Narratives, Landholder Engagement, and Oil Palm Expansion on the Malaysian and Indonesian Frontiers.Association of American Geographers, San Francisco, 17-21 April 2007.
[20] http://www.pecad.fas.usda.gov/highlights/2009/03/Indonesia/
[21] World Bank. Environmental, Economic and Social Impacts Oil Palm in Indonesia: Synthesis of Opportunities and Challenges Discussion paper.
[22] Eric le Bihan. ETH.R11 Mémoire de recherche bibliographique. L’impact des plantations de palmiers à huile sur les populations locales dans la province de Kalimantan Ouest. 2007.
[23] R.A. Cramb and Patrick S. Sujang. Pathways through the Plantation: Oil Palm Smallholders and Livelihood Strategies in Sarawak, Malaysia. 2012
[24] Ayat K ab Rahman et al. The Malaysian palm oil chain : The roll of the Independent Smallholders. Oil palm Industry Journal (Vol 8(2)2008)
[25] Wayan R. Susila. Contribution of oil palm industry to economic growth and poverty alleviation in Indonesia. Jurnal Libang Pertanian, 23(3), 2004.
[26] Idem
[27] http://www.pecad.fas.usda.gov/highlights/2009/03/Indonesia/
[28] World Bank. Feasibility of making price risk management instruments available to oil palm smallholders in Indonesia and Thailand.  2004
[29]FSG Social Impact Advisors, commissioned by the World Bank Group.  Improving the Livelihoods of  Palm Oil Smallholders: the Role of the Private Sector
[30] Oléagineux. Collectif. Prota. Ed. AGROOH.,van der Vossen, H.A.M. & Mkamilo, G.S.,H.A.M. van der Vossen,G.S. Mkamilo,Hélène Corbière. 2007
[31] Azman Ismail and Mohd Noor Mamat. Malaysian palm oil board. The Optimal Age of Oil Palm Replanting.
[32] http://www.wilmar-international.com/business_plantations.htm
[33] http://www.cirad.fr/publications-ressources/science-pour-tous/dossiers/palmier-a-huile/ce-qu-il-faut-savoir/culture-recolte-maladies
[34] Idris Omar, Azman Ismail and Chang Lin Chong, ‘Improving Productivity: The Replanting Imperative’
(2001) (1) OIL PALM INDUSTRY ECONOMIC JOURNAL
[35] Deepening Malaysia’s Palm Oil Advantage
[36] Estate workers say minister lied about their incomes http://updated.internalinsider.info/index.php/malaysia/43956-estate-workers-say-minister-lied-about-their-incomes
[37] Plantation workers face poverty and poison. Social Watch. www.socialwatch.org/node/10932
[38] 25 novembre 2009 http://www.themalaysianinsider.com/litee/print/malaysia/Government-denies-lying-about-plantation-workers-wages-/
[39] http://www.theedgemalaysia.com/highlights/191033-minimum-rm850-wage-for-mapa-plantation-workers.html
[40] http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/2011/12/palm.html et http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/2011/10/la-palme-et-lhomme.html
[41] RI workers, children 'enslaved' in Malaysia, commission says. Erwida Maulia, The Jakarta Post, Jakarta | Wed, 09/17/2008.
Voir aussi : World Vision Travail forcé d'enfants lien /Avis du ministère américain du travail lien
[42] World Bank. Environmental, Economic and Social ImpactsOil Palm in Indonesia:   Synthesis of Opportunities and Challenges Discution paper.
[43] Kessler J.J., Rood T., Tekelenburg T. and Bakkenes M., 2007. Biodiversity and Socioeconomic Impacts of Selected Agro-Commodity Production Systems, The Journal of Environment and Development, vol. 16, no. 2, June 2007
[44] Both ENDS. Policy research on regional sustainability and global production chains. 2012
[45] http://www.greenpeace.org/international/Global/international/code/2012/Forest_Solutions_2/goodoil.html
[45] IdsertJelsma. The NESP Ophir Project: A smallholder success story from West Sumatra, Indonesia et Smallholder Oil Palm Production Systems in Indonesia: Lessons from the NESP Ophir Project. 2009
[46] Rist L, Feintrenie L, Levang P,.The livelihood impact of oil palm: smallholders in Indonesia. Biodiversity and Conservation. 2010 Volume 19, Number 4, 1009-1024.

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