Opposer le bien-être des populations à la préservation de
leur environnement est souvent utilisé comme un argument clef pour justifier
l’expansion des palmeraies. La culture d’huile de palme est-elle une chance
pour les populations locales ? Les surfaces de palmiers ont-elles
réellement remplacé celles d’hévéas ?
1) Le développement de l’huile de palme
La production de l’huile de palme commença de manière
intensive en Malaisie dans les années 1960, suite aux décisions du gouvernement
de diversifier l’économie du pays [1][2].
La Federal Land Development Authority (FELDA) mit en place une plantation expérimentale
de palmiers à huile en 1961 pour aider des paysans sans terres. En raison de la baisse des prix, notamment du caoutchouc, les palmiers à
huile commencèrent à remplacer l’hévéa. En 1966, la Malaisie dépassa la production du Nigeria
qui était alors le premier exportateur mondial d'huile de palme. Sur ses 33 millions d’hectares, la Malaisie
compte 65% de territoires sous couvert forestier, et 19% dédiés à l’agriculture,
dont les 2/3 (soit 12% du
territoire, ou un peu plus de 4 millions d’hectares) sont couverts de palmiers à huile[3]. Les
plantations de palmiers à huile ont remplacé les surfaces d’hévéas, mais aussi
"un peu" de forêts, mais nous ne reviendrons pas dessus[4].
En 1967, le régime de Soeharto en Indonésie promulgue des
lois qui donnent le contrôle des forêts au gouvernement central. Les peuples
vivant dans les forêts sont qualifiés de « suku terasing » (groupes
isolés) et la forêt, dont ils vivent pourtant, est déclarée « libre ».
Les nomades notamment sont considérés comme des arriérés et des freins au
développement économique du pays[5].
En 1968 les premières grandes plantations de palmiers à
huile sont gouvernementales et basées sur le modèle Nucleus-Estate and Smallholder
(NES) (ou nucleus plasma) de la Malaisie voisine. Le principe est d’avoir un
noyau (nucleus) de plantations appartenant à la société (publique ou privée) autour duquel se trouvent
des plantations de 2 à 5 hectares dédiées aux « petits planteurs (plasma).
En 1978, le nucleus-plasma est lancé
par le gouvernement indonésien avec le soutien financier de la Banque Mondiale :
l’aire cultivée pour le plasma (concessions des petits planteurs) est de 80%
contre 20% pour le nucleus de la compagnie d’Etat. Cette répartition passe
petit à petit à 60/40 en 1980, puis 20/80 dans les années 2010[6]. Le
plasma reste sous le contrôle du nucleus jusqu’à ce que les petits planteurs
terminent de rembourser leur dette, suite à quoi le plasma passe sous le
contrôle d’une coopérative de petits producteurs élue (KUD : Koperasi Unit
Desa).
L’Indonésie est très densément peuplée : 147 millions
de personnes en 1978 (239 en 2011) avec certaines îles plus peuplées que
d’autres. Alors, à partir de 1978, l’Etat étend ses plantations et y attire les
cultivateurs afin de désengorger certaines îles. Mais il verra aussi en cela un
bon moyen d’« indoniser » certaines populations. Ce système permet à
la fois de faire rentrer des devises, de réorganiser les populations dans
certains cas, et surtout de fédérer les besoins techniques des plantations. En
effet, une fois les régimes de fruits cueillis, il faut les presser dans les 24-48
heures. Un pressoir à disposition de tous est donc une formidable opportunité.
2) L’économie liée à l’huile de palme
L’huile de palme a taillé sa place dans l’économie malaise pour
représenter en 2008 près de 7% des revenus rapportés par l’export. Les emplois
directs et indirects s’élèveraient à environ 860 000[7].
D’autres sources indiquent que ce sont 590 000
personnes qui sont directement employées dans l’industrie de l’huile de palme,
dont beaucoup de travailleurs indonésiens [8] !
Le pays assure près de 11% de la production mondiale d’huile et de graisse végétales
et il met sur le marché près d’un tiers des graisses et huiles mondiales [9].
Quant à l’Indonésie, le ministère de l’agriculture indique
qu’entre 1990 et 2010, les plantations de palmiers à huile ont augmenté de 600%
! En 2010 on compte 7,8 millions d’hectares plantés[10]
pour 3,7 millions de personnes travaillants dans le secteur de l’huile de palme[11].
En 2008, l’Indonésie exportait pour 14,5 milliards de dollars d’huile de palme.
Cela représente 7,3% en valeur des exportations du pays[12]
avec une taxation de l’ordre de 13% sur les exportations d’huile de palme, et de
6% sur celles d’oléïne de palme[13].
Le gouvernement central est donc directement bénéficiaire de la production d’huile
de palme dans son pays.
Les états sont gagnants, les industriels aussi[14]. Et
les ouvriers ? Les petits planteurs ?
- 1 petit planteur s’occupe de ses 2 à 5 hectares (Plasma)
- 1 ouvrier s’occupe en moyenne de 6,7 ha dans les plantations (Nucléus) en 2007
3) Smallholder : le petit planteur
En 2007, 41% de la surface indonésienne dédiée à l’huile de
palme, soit 34% de la production nationale de fruits, étaient sous le contrôle
de petits producteurs (smallholders), c'est à dire possédant moins de 5ha [15].
Répartition des surfaces de culture en Indonésie[16]
Sous le terme smallholder sont regroupés : les
indépendants (independant smallholer), les populations locales dont les terres ont été converties, les
personnes ayant une parcelle au sein de grandes compagnies publiques ou privées
issues de la transmigration ou non (scheme smallholder). Le terme petit planteur ne traduit donc pas
forcément des familles qui ont décidé de faire de l’huile de palme leur
culture et qui possèderaient une petite parcelle. Pourtant ce terme désigne aussi bien les indépendants que ceux dépendants (scheme smallholder), une confusion entretenue volontairement.
Répartition des surfaces et productions d'huile de palme. La différence peut être faite entre les smallholders dépendants d'une compagnie et indépendants [16-b]
La MPOB a calculé que 330 000 familles de petits
planteurs, travaillant sur 1,6 million d’hectares de palmiers à huile, produisent
¼ des exportations nationales du pays[17].*
En Indonésie, les populations locales devaient recevoir 2 à
2,5 hectares pour 7,5 ha qu’ils « possédaient » sous le droit
coutumier, mais en pratique les parcelles concédées sont de 2 à 2,5 ha quelle
qu’était la surface qu’ils avaient avant. Le plus souvent seuls 2 ha sont
attribués[18][19][20] et c’est estimé comme trop petit[21] :
- Seuil de survie avec 1,8 ha, le revenu permet de couvrir les besoins de subsistance, mais la situation est très fragile.
- Seuil de production avec 2 ha, le revenu permet de subvenir à ses besoins de consommation mais la famille est fragile face aux situations imprévues.
- Seuil de reproduction sociale avec 2,34 ha le petit producteur peut subvenir aux besoins de sa famille en scolarisant ses enfants et en épargnant un peu.
- Seuil d’enrichissement Au-delà de 3,56 ha l’épargne pour des investissements et une scolarisation longue des enfants sont possibles, tout comme une élévation du niveau social moyen.
En 2003, environ 35% des foyers se trouvent au-dessus du
seuil de production[22].
Le revenu des exploitants dépend entièrement du prix d’achat de leurs fruits,
qu’ils jugent souvent trop bas. Ainsi leurs dettes contractées auprès de la
compagnie peuvent devenir importantes et longues à rembourser. Toutefois, une fois le crédit remboursé, la terre appartient
au petit planteur, permettant un revenu relativement constant et transmissible
à la descendance.
En Malaisie, il y a au Sarawak 3 418 smallholders avec
en moyenne une surface légèrement au-dessus à 5 ha[23].
A Preak elles sont en moyenne de 3,07 ha, et de 6,77 ha à Sabah. La moyenne
nationale était de 3,92 ha en 2007[24].
Un article[25]
publié par l’Indonesian Agency for Agricultural Research and Development semble clair et sans ambigüité : les
petits planteurs sont largement gagnants. En étudiant les revenus des ménages
d’une province, il s’avère qu’ils gagent majoritairement entre 10 et 25
millions de rupiah par an. Ces revenus directement liés à l’huile de palme
représentent près de 60% des revenus totaux de ces ménages.
Revenu des ménages, la ligne
de pauvreté étant à 7,1 millions de rupiah [26]
Un autre indice de santé financière est le taux de
remboursement des crédits : palme 85%, hévéa 37%, thé 23% et coco 13%. D’après
les auteurs, ces indices reflètent une industrie bénéfique.
L'IPOC (Indonesian Palm Oil Commission) indique qu'environ 98
% de tous les petits planteurs ont réussi à rembourser leurs prêts dans les 10 dernières années[27].
Mais les crédits sont bien souvent contractés auprès de la société, et donc
remboursés à la source : en fruits du palmier ![28] Difficile donc de ne pas rembourser d'après moi, cet indice ne me parait pas dans ce cas très judicieux.
Malgré cela un rapport de la banque mondiale[29]
souligne que les revenus des petits exploitants de l'huile de palme sont très variables
au cours du cycle de vie de la culture. Les petits exploitants doivent généralement faire des emprunts
considérables à des taux d'intérêt élevés pour financer la plantation initiale ; pendant les
premières années qui suivent le plantement ils ne perçoivent pas de revenu de leur culture, mais peuvent travailler comme
ouvriers des autres plantations ; puis, dans les années productives
de leurs cultures, ils ne gagnent pas assez pour commencer à rembourser
le prêt.
En effet, une fois planté, le palmier à huile devient
économiquement rentable dès sa 3ème à 5ème année. Ensuite
il est possible récolter les fruits de manière optimale pendant environ 20 ans [30].
Finalement un palmier à huile a une durée de vie économique d’environ 25 ans,
après quoi son rendement économique chute[31] [32] :
la récolte devient plus délicate car les fruits sont plus hauts[33]
(donc plus difficiles à récolter) et les plantes sont plus fragiles et
sensibles aux maladies[34].
Un véritable challenge pour les gouvernements qui ont encouragé la culture des
palmiers à huile et qui voient des manques à gagner pour leur pays.[35]
Le crédit contracté par le planteur est recouvert en moyenne après 20 ans…
Il faut ajouter à cela
que la production est généralement inférieure aux grandes plantations :
connaissances plus limitées des petits planteurs ou limite de leurs moyens. Il
est compliqué pour eux de refaire des crédits et de dégager suffisamment
d’argent pour pouvoir exploiter au mieux leur lopin de terre. Cet aspect, plus
insidieux est directement visible sur les rendements : palmiers âgés,
matériel insuffisant, etc.4) Les ouvriers
Le ministre malaisien des
plantations et des matières premières Tan Sri Bernard Dompok déclara le 19
octobre 2009 au parlement que les ouvriers des plantations de palmiers à huile
touchaient un salaire de 1 700 ringgit (qui dépasse largement le seuil rural de la
pauvreté fixé à 720 ringgit par mois) et bénéficiaient en plus d’avantages
comme des maisons, des facilités médicales et préscolaires. Le coordinateur du
groupe de support des travailleurs des plantations (Plantation Workers Support
Group), M Sugumaran déclara que cette affirmation était un mensonge éhonté[36] : « C'est un mensonge
flagrant qui est courant depuis
un certain temps. Notre étude a montré
que le salaire moyen d'un ouvrier
dans le secteur des palmiers à huile est seulement de 420 ringgit et non 1
700, bien en-dessous du seuil de pauvreté ! ». De
plus, il s’avère que la Malaisie fait venir énormément de travailleurs
étrangers, qui concurrencent énormément les Malaisiens.
De son côté, Social Watch (une ONG internationale qui
regroupe des associations de différents pays), indique qu'un pulvérisateur
d’herbicide gagne de 350 à 450 ringgit par mois (100€). Certaines
sociétés de plantation donnent un extra de 2 ringgit par
jour pour les pulvérisateurs d'herbicides. C'est une indication claire que le
danger rôde à l'épandage d'herbicides par rapport à d'autres travaux, indique
l’ONG. Sur certaines plantations, les factures d'électricité et d'eau sont
déduites des salaires[37].
Plus tard, le
gouvernement nia avoir menti sur les salaires des travailleurs des plantations[38] et que les chiffres donnés par M Sugumaran
était ceux de la main d’œuvre générale, des femmes des véritables travailleurs
des plantations. « En général, le revenu conjoint du mari et de la femme est de
plus de 1 200 ringgit par mois, ce qui est au-dessus du seuil de pauvreté ».
Quelques temps plus
tard (août 2011) un article[39] relata l’augmentation du salaire de base des
employés de Sime Darby de 200 ringgit pour les salariés
touchant entre 850 et 900 ringgit, et indiqua que
le la moyenne du salaire de base se situait entre 700 et 800 ringgit
par mois. A ce sujet, j’ai déjà cité sur le blog un certain nombre de
rapports existant sur les salaires généralement bas et certains abus de
traitements dans les plantations[40].
« Nous croyons que ce système de rémunération attirera plus
les Malaisiens à travailler dans les plantations », a déclaré Mohd Bakke,
ajoutant qu'à l'heure actuelle il y a une pénurie de main-d'œuvre dans
l'industrie de l’huile de palme ! Un journal indonésien[41],
rapporta en 2008 l’annonce de la Commission nationale pour la protection des
enfants de Malaisie qui a dénoncé des « Pratiques esclavagistes » dans des
plantations de palmiers à huile au Sabah, en Malaisie. Cette affaire a touché
« des milliers de travailleurs migrants indonésiens et leurs
enfants ». La commission indique que les travailleurs « sont placés dans
des baraquements isolés qui ne sont pas accessibles aux transports, ce qui les
place dans l’impossibilité de quitter les plantations. Ils n'ont pas non plus accès
à l'eau potable, l'éclairage et d'autres installations ». Ainsi 72 000 enfants
de travailleurs migrants indonésiens dans les plantations de Sabah (Malaisie)
ont été forcés de travailler toute la journée en-dehors du cadre des horaires
règlementaires. Ce travail forcé est jugé comme un esclavagisme moderne par la
commission.
L’article indique qu’il y avait à cette époque environ 200
000 migrants légaux en provenance d'Indonésie et 134 000 travailleurs
clandestins employés dans au moins 103 plantations de palmiers à huile au
Sabah. Actuellement, 590 000 personnes sont directement employées dans le
secteur de l’huile de palme. Une énorme part (plus de 50 % !) des travailleurs serait donc des clandestins
ou immigrés indonésiens. Le travail forcé et le travail d'enfant est connu et reconnu au sein des
plantations de palmier, notamment par le ministère américain du travail
[41].
5) Echelles
Un travail de la banque mondiale de 2010[42] explique la complexité de définir les apports positifs et négatifs
des plantations des palmiers à huile pour les populations locales. Il reprend
les exemples d’emplois où les salaires et les conditions de travail sont
souvent trop faibles pour permettre aux
travailleurs d'échapper à la pauvreté (voir 1 et 2).
Il mentionne aussi des études de cas
ayant mis à jours un bilan très positif mais souligne le fait qu’elles
devraient être basées sur des normes plus objectives. Ainsi, le nombre
de travailleurs à l’hectare chute parfois après l’introduction des plantations
de palmiers, remettant en cause le bien-fondé de l'huile de palme comme
outil de création d'emplois dans
certains endroits. Une étude menée[43]
sur plusieurs types de cultures indique que la perte de biodiversité au profit
de productions destinées à l’export (palme, soja) contribue à une croissance
économique. Malgré cela, il se trouve que dans 54% des cas, ce changement de
type de production ne génère pas un développement positif par rapport aux
tendances nationales. Dans 59 % des cas, en partant d’une situation sociale et
économique initialement mauvaise, le développement aura un impact négatif. Bien
souvent, le développement local suit le national… L'exportation[44]
ne stimule pas à elle seule la croissance économique et la réduction de la pauvreté dans les
régions de production.
6) Des exemples socialement positifs
Planter de l’huile de palme en protégeant la forêt et
augmentant son niveau de vie est possible. Ainsi dans le village de Dosan, en
2000, le gouvernement a mis en place un programme de small holding sur d’anciennes
terres dégradées[45]. Pas de déforestation, socialement positif ; que demander de plus ?
Le projet NESP Ophir de 8000 ha est composé de 4800 ha
pour 2400 familles, les 3200 ha restants étant entretenus pas 600 ouvriers. Différents
outils de mesure de pauvreté indiquent un impact très positif de la plantation.
Si 21 % des enfants sont malnutris, 47 % le sont à 30 km, indiquant un recul
notable de la pauvreté. Aux alentours des plantations, des hôpitaux et des
centres commerciaux se développent. Le rendement des plantations est plus élevé
que la moyenne nationale pour les autres petits planteurs, ceci contribuant
donc à un revenu plus important. Au niveau environnement l'impact semble limité.[46]
Dans un article de 2010 [46] les auteurs indiquent que leurs données de terrain en Indonésie (dans 3 régions :
Bungo, Sanggau, northen Barito) sont à l’opposés des rapports accablants d’ONG. Un exemple est donné d’un conflit avec 60 familles : ces
dernières préfèrent blâmer la société que leur famille ou des élites villageoises qui auraient faillis dans l’établissement
des contrats. Les auteurs de l'article rapportent toutefois que les contrats ne sont pas toujours clairs (et pas forcément
lus par les agriculteurs) et que les gouvernements locaux ne sont pas à la
hauteur. Dans des régions, les valeurs des terrains ont considérablement
augmentés. Alors, Dans certains villages, les auteurs ont constaté
des situations où les
agriculteurs prétendent qu'ils ont été dupés par les entreprises ; alors que les sommes versées étaient en adéquation avec la valeur du terrain à l'époque.
La conclusion de cet article est pourtant plus nuancée :
l’huile de palme est une formidable opportunité pour ces pays à condition que
son expansion soit contrôlée. Les auteurs soulignent que les impacts négatifs sont
réels mais les solutions très abordables.
Conclusion
Au début je ne voulais parler que de bons exemples, mais il me semblais important de bien exposer la problématique dans son ensemble. Oui cet article est (très ?) long, mais il ne résume que très brièvement aussi les limites pour un consommateur lambda d'avoir une idée claire sur l'impact qu'il peut avoir en consommant un produit. Des sources différentes semblent conclurent à des impacts contradictoires qui est finalement un bon espoir. Il semble y avoir une grande différence entre les ouvriers des grandes plantations et les plus petits exploitants.
Au début je ne voulais parler que de bons exemples, mais il me semblais important de bien exposer la problématique dans son ensemble. Oui cet article est (très ?) long, mais il ne résume que très brièvement aussi les limites pour un consommateur lambda d'avoir une idée claire sur l'impact qu'il peut avoir en consommant un produit. Des sources différentes semblent conclurent à des impacts contradictoires qui est finalement un bon espoir. Il semble y avoir une grande différence entre les ouvriers des grandes plantations et les plus petits exploitants.
* à titre de comparaison, la Côte d'Ivoire, dont un organisme a attaqué un grand distributeur pour "mauvaise publicité" sur l'huile de palme, compte près de 36 000 petits planteurs.
NB. 17 à 27 de la déforestation totale en Indonésie est due à l'implantation de palmiers, contre 80% en Malaisie ! (FAO)
Mise à jour. Liens vers une enquête de Benjamin Skinner qui démontrent la réalité de certaines pratiques décrites dans cet article.
http://www.businessweek.com/articles/2013-07-18/indonesias-palm-oil-industry-rife-with-human-rights-abuses#p1
http://www.schusterinstituteinvestigations.org/#!adams-story-photo-slideshow/ckjl
Lien vers un rapport très complet sur les droits de populations locales : http://www.forestpeoples.org/topics/palm-oil-rspo/news/2013/11/press-release-sustainable-palm-oil-marketing-ploy-or-true-commitme
NB. 17 à 27 de la déforestation totale en Indonésie est due à l'implantation de palmiers, contre 80% en Malaisie ! (FAO)
Mise à jour. Liens vers une enquête de Benjamin Skinner qui démontrent la réalité de certaines pratiques décrites dans cet article.
http://www.businessweek.com/articles/2013-07-18/indonesias-palm-oil-industry-rife-with-human-rights-abuses#p1
http://www.schusterinstituteinvestigations.org/#!adams-story-photo-slideshow/ckjl
Lien vers un rapport très complet sur les droits de populations locales : http://www.forestpeoples.org/topics/palm-oil-rspo/news/2013/11/press-release-sustainable-palm-oil-marketing-ploy-or-true-commitme
[1] Sime Darby. Palm Oil Industry in Malaysia. Skills & Knowledge for Sustained Development in Africa 4 June 2009
[2] WWF, 2002. THE PALM OIL INDUSTRY IN MALAYSIA.
[3] Eur. J. Lipid Sci. Technol. 109 (2007) 289–295
[4] KOKO/ Lembaga Koko Malaysia/ Malaysian Cocoa Board ; GETAH/ Annual Report of Rubber Statistics 2010 ; PADI/ Department of Agriculture, Malaysia; KELAPA SAWIT/ Malaysian Palm Oil Board -- http://www.statistics.gov.my - voir aussi http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/2011/07/v-behaviorurldefaultvmlo.html
[5]ERIC LE BIHAN. 2008. Mémoire de master. L’impact des plantations de palmiers à huile sur les populations locales dans la province de Kalimantan Ouest
[6] World Bank Group. 2010. Environmental, Economic and Social Impacts of Oil Palm in Indonesia: A Synthesis of Opportunities and Challenges
[7] Sime Darby, Palm Oil Industry in Malaysia Skills & Knowledge for Sustained Development in Africa. 24 June 2009
[8] WWF. Profitability and Sustainability in Palm Oil Production Analysis of Incremental Financial Costs and Benefits of RSPO Compliance2009
[9] The oil Palm Tree, MPOC. http://www.mpoc.org.my/The_Oil_Palm_Tree.aspx
[10] K. M. Carlson et al. Committed carbon emissions, deforestation, and community land conversion from oil palm plantation expansion in West Kalimantan, IndonesiaProc. Natl Acad. Sci. USA 109, 7559–7564; 2012
[11] WWF, 2009. Profitability and Sustainability in Palm Oil Production Analysis of Incremental Financial Costs and Benefitsof RSPO Compliance
[12]Jakarta globe. Palm Oil Industry Seeks Clarity From Officials Over Plantation Moratorium. June 13, 2010
[13] http://www.zonebourse.com/MALAYSIA-PALM-OIL-16222/actualite/Huile-de-palme-L-Indonesie-ajuste-son-taux-a-l-export-pour-l-huile-de-palme-14482622/
[14] http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/2011/12/la-palme-ca-rapporte.html
[15] Idsert Jelsma, Ken Giller and Thomas Fairhurst. Guidelines for setting up a smallholder oil palm plantation. 2009
[16] Idsert Jelsma, Ken Giller and Thomas Fairhurst. Smallholder Oil Palm Production Systems in Indonesia: Lessons from the NESP Ophir Project. 2010
[16-b] Vermeulen and Nathalie Goad. Towards better practice in smallholder palm oil production Sonja. 2006
[17] MPOC, 06/05/10. Palm Oil Trade Curbs Perpetuate Povertyhttp://archive.mpoc.org.my/sub_page.aspx?ddlID=a757e9ed-7cf8-4699-b18d-f6d7ea97f3ca&catid=a757e9ed-7cf8-4699-b18d-f6d7ea97f3ca&id=
[18] Sonja Vermeulen and Nathalie Goad. Towards better practice in smallholder palm oil production. IIED. 2006
[19] John F McCarthy, R.A. Cramb. Policy Narratives, Landholder Engagement, and Oil Palm Expansion on the Malaysian and Indonesian Frontiers.Association of American Geographers, San Francisco, 17-21 April 2007.
[20] http://www.pecad.fas.usda.gov/highlights/2009/03/Indonesia/
[21] World Bank. Environmental, Economic and Social Impacts Oil Palm in Indonesia: Synthesis of Opportunities and Challenges Discussion paper.
[22] Eric le Bihan. ETH.R11 Mémoire de recherche bibliographique. L’impact des plantations de palmiers à huile sur les populations locales dans la province de Kalimantan Ouest. 2007.
[23] R.A. Cramb and Patrick S. Sujang. Pathways through the Plantation: Oil Palm Smallholders and Livelihood Strategies in Sarawak, Malaysia. 2012
[24] Ayat K ab Rahman et al. The Malaysian palm oil chain : The roll of the Independent Smallholders. Oil palm Industry Journal (Vol 8(2)2008)
[25] Wayan R. Susila. Contribution of oil palm industry to economic growth and poverty alleviation in Indonesia. Jurnal Libang Pertanian, 23(3), 2004.
[26] Idem
[27] http://www.pecad.fas.usda.gov/highlights/2009/03/Indonesia/
[28] World Bank. Feasibility of making price risk management instruments available to oil palm smallholders in Indonesia and Thailand. 2004
[29]FSG Social Impact Advisors, commissioned by the World Bank Group. Improving the Livelihoods of Palm Oil Smallholders: the Role of the Private Sector
[30] Oléagineux. Collectif. Prota. Ed. AGROOH.,van der Vossen, H.A.M. & Mkamilo, G.S.,H.A.M. van der Vossen,G.S. Mkamilo,Hélène Corbière. 2007
[31] Azman Ismail and Mohd Noor Mamat. Malaysian palm oil board. The Optimal Age of Oil Palm Replanting.
[32] http://www.wilmar-international.com/business_plantations.htm
[33] http://www.cirad.fr/publications-ressources/science-pour-tous/dossiers/palmier-a-huile/ce-qu-il-faut-savoir/culture-recolte-maladies
[34] Idris Omar, Azman Ismail and Chang Lin Chong, ‘Improving Productivity: The Replanting Imperative’
(2001) (1) OIL PALM INDUSTRY ECONOMIC JOURNAL
[35] Deepening Malaysia’s Palm Oil Advantage
[36] Estate workers say minister lied about their incomes http://updated.internalinsider.info/index.php/malaysia/43956-estate-workers-say-minister-lied-about-their-incomes
[37] Plantation workers face poverty and poison. Social Watch. www.socialwatch.org/node/10932
[38] 25 novembre 2009 http://www.themalaysianinsider.com/litee/print/malaysia/Government-denies-lying-about-plantation-workers-wages-/
[39] http://www.theedgemalaysia.com/highlights/191033-minimum-rm850-wage-for-mapa-plantation-workers.html
[40] http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/2011/12/palm.html et http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/2011/10/la-palme-et-lhomme.html
[41] RI workers, children 'enslaved' in Malaysia, commission says. Erwida Maulia, The Jakarta Post, Jakarta | Wed, 09/17/2008.
Voir aussi : World Vision Travail forcé d'enfants lien /Avis du ministère américain du travail lien
[42] World Bank. Environmental, Economic and Social ImpactsOil Palm in Indonesia: Synthesis of Opportunities and Challenges Discution paper.
[43] Kessler J.J., Rood T., Tekelenburg T. and Bakkenes M., 2007. Biodiversity and Socioeconomic Impacts of Selected Agro-Commodity Production Systems, The Journal of Environment and Development, vol. 16, no. 2, June 2007
[44] Both ENDS. Policy research on regional sustainability and global production chains. 2012
[45] http://www.greenpeace.org/international/Global/international/code/2012/Forest_Solutions_2/goodoil.html
[45] IdsertJelsma. The NESP Ophir Project: A smallholder success story from West Sumatra, Indonesia et Smallholder Oil Palm Production Systems in Indonesia: Lessons from the NESP Ophir Project. 2009
[46] Rist L, Feintrenie L, Levang P,.The livelihood impact of oil palm: smallholders in Indonesia. Biodiversity and Conservation. 2010 Volume 19, Number 4, 1009-1024.




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