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samedi 7 juin 2014

La com' de l'Alliance, la suite

Le Président de l’Alliance Française pour une Huile de Palme Durable, Guillaume Reveilhac, a décidé de répondre au court article du 17/05/14 édité sur ce blog (il s'agissait de reprendre quelques éléments de communication version papier ou web).
La première réponse a été de changer les unités de la consommation d’huile de palme sur leur site web. Je les en remercie, c’est bien plus clair. La seconde a été de poster ici même une réponse sous forme de commentaire. Pour plus de lisibilité j'ai décidé d'en reproduire l’intégralité avec leur accord dans ce billet. J’y ajoute "quelques" commentaires à la fin de certains paragraphes (en bleu) ; le meilleur compromis pour ne pas couper les arguments tout en ayant une réponse compréhensible.

Merci pour votre lecture attentive de notre site internet et votre réflexion sur nos actions. Je souhaite tout d’abord préciser que nous ne sommes pas pour ou contre l’utilisation de l’huile de palme : c’est un ingrédient qui a des qualités mais aussi des limites. De nombreux membres de l’Alliance sont d’ailleurs passés par une étape de remplacement de l’huile de palme pour améliorer le profil nutritionnel de leurs produits. Seulement, lorsque le changement de matière grasse n’apporte rien en termes nutritionnels et de texture et que l’huile de palme est la solution la plus adaptée, nous souhaitons expliquer cette utilisation et valoriser l’huile de palme produite de façon durable.

Je ne peux néanmoins vous laisser nous accuser de diffuser des informations « creuses » et « à la limite du ridicule », pour la seule raison que nous sommes des industriels.

Nous sommes à l’écoute des citoyens et sommes tout aussi concernés par les problématiques que vous soulevez. Nous pensons qu’il y a toujours matière à échanger des points de vue, même (et a fortiori) s’ils sont différents – sans procès d’intention. La règle étant de rester factuel.

Reprendre tout, point par point, serait courir le risque de lasser vos visiteurs. Mais je vais essayer de répondre à vos commentaires les plus importants (…)

[Comme chacun peut en juger, l’ensemble du blog se base sur des faits argumentés, comme l'est l'article commenté.]
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- « L’alliance apporte des « informations » creuses, orientées et parfois à la limite du ridicule. C'est 100 % vrai. Surtout, ces informations sont sous forme de slogans, et pour une phrase creuse il faut un paragraphe entier pour expliquer plus en détail les tenants et les aboutissants. » Nous essayons, à travers cette campagne, d’expliquer simplement un sujet complexe, pour lequel les consommateurs n’ont aucun repère ni culture préalable. Nous devons pour cela attirer leur attention sur les idées fausses qu’ils peuvent avoir, et leur apporter de la précision et des développements. Vous pouvez juger que nos annonces sont mal écrites ou ridicules, c’est votre opinion, en revanche vous ne pouvez pas nous accuser d’être « creux », car nous apportons des informations que les consommateurs n’ont jamais eues par ailleurs : la mention de la RSPO, la réalité de la consommation, l’origine naturelle de l’huile. 
[Soyons, à nouveau, factuels. La communication creuse, c’est indiquer qu’une consommation raisonnable d’huile de palme n’a pas d’effets sur la santé. Mais en soi ça ne veut rien dire : qu’est-ce qu’une consommation raisonnable ? Pour quel consommateur ? Et au fait comment le consommateur peut-il être informé ? De même, avancer que sa composition est équilibrée entre matières grasses saturée et insaturée n’a pas de sens si des précisions chiffrées ne sont pas apportées : l’huile de palme est composée à 50% de matière grasse saturée et à 50% de matière grasse insaturée, alors oui 50-50 c’est un équilibre parfait, mais au niveau nutritionnel non.  Cette huile n’est pas équilibrée, puisque l’organisme a besoin de plus d’acides gras insaturés que saturés. Tout ceci c’est du jeu de mots, et on ne peut pas rendre des phrases suggestives sous prétexte de transmettre au consommateur des informations simples et concises.
La communication se distingue de l’information quand les données communiquées sont partielles et superflues, voire orientées. A vrai dire si le consommateur ne connaît pas beaucoup l’huile de palme, c’est qu’il en a souvent acheté sans qu’on le lui indique
En fait l’alliance a été créée suite à l’amendement Nutella pour rassurer les consommateurs. On comprend bien entendu cette démarche, mais la communication associée n’est pas une communication de savoir désintéressée. Elle consiste à présenter l’huile de palme sous un angle particulier dans un but précis. Les rapports indépendants de l’ANSES, des ONGs, de l’ONU sont de vraies sources de savoirs publics mais ces organismes ne peuvent se payer des pages de publicité.]
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- « ‘L'huile est extraite du fruit’ (…) cela n'apporte aucune information ». Détrompez-vous. Nous avons mené de nombreuses enquêtes de terrain pour comprendre quelle était la perception des consommateurs de ce qu’était l’huile de palme (quiconque se livre à ce test autour de soi aura les mêmes résultats). Tout y passe : huile des palmes du palmier, sève des troncs, fibre des troncs, macération des arbres brulés, quand ce n’est pas un nom inventé pour requalifier des huiles de vidange… Est-ce si étonnant ? Nous n’avons, en France, aucune référence culturelle sur cet arbre et les clichés anxiogènes qui nous tombent dessus n’ont fait qu’activer la boite à fantasmes ! Donc, oui, dire qu’il s’agit d’une huile extraite d’un fruit pressé donne un premier niveau de compréhension.
[Bien sûr qu’il est vrai que l’huile de palme est extraite du fruit, il est vrai aussi que pour le consommateur l’huile de palme et le palmier à huile sont exotiques. C’est bien de vouloir en donner une vision concrète et juste. Mais tout le jeu de com’ se situe dans la manière de le répéter et de remplacer systématiquement « huile de palme » par « huile de fruit du palmier » (4 fois ! sur une publicité papier) jusqu’à ce que l’association se fasse automatiquement et qu’on en vienne presque à croire que huile = fruit et qu’on pourrait inclure la consommation d’huile de palme dans sa comptabilité des 5 fruits et légumes quotidiens. Oui parce que finalement, on parle rarement d’huile de fruit d’olives… pourtant je ne suis pas sûr que tous les consommateurs aient la réponse juste à la question « l’huile d’olive est-elle extraite du fruit ou du noyau de l’olive ? ». Si l'on veut réellement faire une enquête, elle doit être comparative, et il faut en publier le matériel et méthode.
Là encore c’est toute la différence entre vouloir donner des informations justes et orienter les représentations du consommateur.]

-  - « contrairement à ce que l'on peut penser l'huile du fruit du palmier a des qualités étonnantes’ WTF [sic] ? ». Les matières grasses semi-solides à température ambiante sont peu nombreuses : le beurre, le beurre de karité, de cacao, l’huile de coprah et évidemment, les huiles hydrogénées. Cette seule qualité (la texture de l’huile de palme) est déjà très importante pour les recettes : il est impossible de faire une pâte feuilletée avec de l’huile d’olive ou de soja, ou une pâte à tartiner... L’huile de palme raffinée, en plus de sa texture, à de nombreuses autres qualités :
o résistance à l’oxydation (elle ne rancit pas, et permet donc une utilisation réduite de conservateurs et une meilleure conservation des produits),
o goût neutre qui lui permet ainsi de constituer un liant qui respecte les autres saveurs,
o richesse (même lorsqu’elle est purifiée) en vitamine E…
["contrairement à ce que l'on peut penser" est un début d'argumentaire des plus subjectif. Au passage, qui est "on" ?
Bien entendu l’huile de palme a des propriétés particulières, dont certaines sont particulièrement intéressantes pour les industriels. Mais là où il y a un manque de nuance c’est quand on cherche à faire croire qu’elle est indispensable. Il est POSSIBLE de faire des pâtes à tarte et à tartiner sans huile de palme, et même avec de l’huile d’olive : la pâte à tartiner Nut’alsace est faite à base d’huile d’olive (hé oui !). D’autres alternatives existent : les marques Casino, Monoprix, Leader Price utilisent des mélanges (coco/tournesol/cacao), la marque super U de l’huile de colza et Nocciolata du tournesol et du cacao (lien). Les exemples sont si nombreux, c'est factuel ! Et aucune ne contient de graisses partiellement hydrogénée et possèdent  les mêmes propriétés de textures et de conservation.
L’huile de palme rancit, mais moins vite que d’autres graisses. Là encore on a affaire à des arguments « limites ». Cette phrase sous-entend que si "on" n’utilise pas l’huile de palme on doit mettre des conservateurs. C'est bien entendu inexact. J’invite les lecteurs à regarder la composition de gâteaux pur beurre par exemple, de produits dont les marques ont remplacé l’huile de palme par d’autres matières grasses, ou encore la composition des pâtes à tartiner évoquées plus haut. Pas d’huile de palme, pas de conservateurs non plus. Et encore moins d'huile partiellement hydrogénées.
Son goût neutre est uniquement dû à son raffinage, ce qui est également le cas pour toute huile raffinée. Quant à sa richesse, toutes les autres huiles et graisses contiennent également des micronutriments.
Pourquoi ne pas dire les choses telles qu’elles sont : « L’huile de palme est particulièrement bon marché et possède naturellement des propriétés intéressantes ». C’est juste, vrai et sans ambiguïté.Voir aussi : http://vivresanshuiledepalme.blogspot.com/2013/01/par-quoi-remplacer-lhuile-de-palme.html]

-- « [la certification RSPO] existe depuis près de 10 ans. Rien de neuf donc ». Merci de rappeler que l’huile de palme a été la première culture à se doter d'une filière durable, avec toute la difficulté que cela comporte. Mais il se trouve que personne ne le sait en France, le sigle RSPO étant encore totalement inconnu. D'où l'intérêt de présenter cette démarche aux Français.
[Des filières équitables et/ou durables existent depuis bien plus longtemps (Marine Stewardship Council (pêche – 2000), UTZ (café, thé cacao -2002), FLO (cultures diverses - 2000), FSC (bois – 1993) etc.), elles se sont créées bien souvent à causes de problèmes majeurs dans la manière de commercer ou d’exploiter les ressources naturelles. La certification RSPO, comme d’autre, reste volontaire.] 
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- « Cette alliance ne fait rien d'autre que de communiquer sur l'utilisation, ou la promesse d'utilisation, d'huile de palme certifiée RSPO de la part des industries rattachées à ce groupement ». Ce n’est pas vrai. Car la difficulté réside dans le fait que le « label » RSPO est le seul système de certification reconnu internationalement. Pour autant, il comporte encore des limites qui font que les membres de l’Alliance, dont la démarche a été saluée par des ONG de premier plan telles que WWF, Greenpeace, TFT et Rainforest Alliance, ont voulu aller plus loin. Comment ? D’abord en établissant leur propre définition de l’adjectif « durable », bien au-delà des standards de la RSPO. Puis en signant, en présence du ministère de l’agro-alimentaire, des 4 ONG précitées et d’un grand distributeur (Carrefour) une charte d’engagement qui se réfère non plus à la seule certification RSPO mais aux critères de durabilité précités (http://www.huiledepalmedurable.org/wp-content/uploads/2014/02/charte-alliance-carrefour.pdf). Au final, les membres de l’Alliance ont deux niveaux d’engagements : à très court terme (d’ici 2015) une huile de palme 100% certifiée RSPO, et d’ici 2020, une huile de palme 100% durable qui réponde aux plus hauts critères de certifications possibles. Les ONG auront un rôle d’accompagnement déterminant pour aider les entreprises membres à atteindre cet objectif ambitieux. Cela constitue donc 2 rendez-vous précis, et toutes les parties prenantes auront l’occasion de vérifier le moment venu que nous avons tenu nos engagements.
[Un avis de Greenpeace sur la RSPO et l'alliance. Je ne sais pas si Greenpeace par exemple souhaite être associé à la démarche, ou en tout cas être un faire-valoir.
MAJ 18/06/14
Position de Greenpeace sur la question "L'Alliance a formulé une définition de la durabilité qui va plus loin que celle du RSPO, dans la mesure où elle inclut les forêts secondaires, et pas seulement primaires, et toutes les tourbières. Dans ce sens, on peut dire qu'il y a une évolution dans les discours et la prise en compte du problème de la déforestation et des changements climatiques. En revanche, dans sa communication, elle reste ambigue et la confusion est entretenue autour du caractère "durable" de la certification RSPO. Mais surtout, au-delà de l'affichage comm et relations publiques, l'Alliance ne démontrera son utilité que si elle pousse effectivement ses membres à appliquer individuellement des politiques d'approvisionnement Zéro déforestation et les aide à y parvenir. Greenpeace n'a pas vocation à cautionner un quelconque affichage, mais à pousser pour un changement réel et radical des pratiques en matière d'approvisionnement et de production. Quelle est la contribution réelle de l'Alliance et de ses membres à la lutte contre la déforestation? C'est sur ce terrain que l'Alliance devrait communiquer au public, et c'est sur ce terrain qu'on jugera de son efficacité."]

- « ‘La part des petits planteurs indépendants est très forte et en constante augmentation’ Là c’est un demi-mensonge ». Ici, deux remarques : tout d’abord le chiffre (malaisien) de 40%. Il signifie que pas loin d’un planteur sur deux est à son compte ! Et vous savez pertinemment ce que cela signifie : des revenus 10 fois supérieurs par exemple à ceux de la culture de riz, des enfants scolarisés, des infrastructures sanitaires et de santé, bref… ce qu’on appelle le développement. Doit-on s’en plaindre ? Il est vrai que c’est un autre sujet. Par ailleurs, oui, de même que la déforestation n’a pas encore été éradiquée partout, il y a encore beaucoup trop d’ouvriers mal payés et exploités dans certaines régions de culture. Mais c’est justement pour cela que les membres de l’Alliance, tenus par un engagement exigeant qu’ils ont eux-mêmes défini, imposent désormais aux filières des conditions de productions incompatibles avec ces pratiques. Là aussi, doit-on se plaindre du fait qu’elles exercent leur capacité d’influence ?

La question qui nous semble importante est : est-il possible d’exploiter le palmier à huile sans dégrader l’environnement ni exploiter les populations locales ? Vous-même répondiez « oui » dans un billet de 2012 : « Planter de l’huile de palme en protégeant la forêt et augmentant son niveau de vie est possible. » (http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/2012/10/huile-de-palme-mecanismes-et-bons.html). Plus loin dans le même billet, vous évoquez des projets vertueux en affirmant que « Différents outils de mesure de pauvreté indiquent un impact très positif de la plantation ».
[Seuls 11% du total de l’huile de palme malaisienne provient de petits planteurs indépendants, comme le lien le confirme.
L’article en lien confirme aussi que les revenus « 10 fois supérieurs » sont issus de zones précises, cachent des dépenses et de très nombreuses disparités, ne sont pas forcément le reflet d’un mieux vivre et que seulement 35 % des planteurs indonésiens à leur compte sont au-dessus du seuil de production.
Selon le site web « Pour les entreprises membres de l’Alliance, une huile de palme est durable, notamment si elle est issue d’une plantation qui : est sans impact sur la déforestation, c’est-à-dire dont l’exploitation respecte les zones à haute valeur de conservation (…), les forêts à haute valeur en carbone (…) et les tourbières. ». Sans impact sur la déforestation veut donc dire : pas de déforestation de certaines zones. On ne parle donc pas de 0 déforestation ? L’équilibre linguistique est difficile à tenir.]
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Si l’on veut protéger l'environnement dans les pays producteurs, vaut-il mieux totalement se débarrasser de l’huile de palme en Europe et laisser les ONG se débrouiller avec les consommateurs chinois et indiens (les premiers pour cet ingrédient au niveau mondial) et se contenter de quelques projets ou expériences vertueux mais totalement isolés ? Ou prendre à bras-le-corps nos responsabilités et tenter d'agir concrètement sur la filière, en usant comme levier le pouvoir d'influence des entreprises et consommateurs européens ? Posez la question aux principales ONG actives sur le sujet, leur réponse est très claire !

[Encore un élément de communication classique, pourquoi limiter le choix entre ce mouvement et … un abandon complet de cette filière ?

Il n’y a pas grand monde pour proposer de s’en « débarrasser totalement », ce point vise à décrédibiliser une parole quasi inexistante. Quant aux personnes qui ont décidé de se passer entièrement de cette huile de palme, c’est un cri d’alarme sur la réalité de la situation actuelle. 

Car à la question, est-il possible d’exploiter le palmier à huile sans dégrader l’environnement ni exploiter les populations locales ? Je réponds oui comme vous le soulignez. Oui mais tellement RARES sont les exemples et RARES sont les filières sûres. Finalement, quand j’achète un produit avec 10g d’huile de palme, quelle proportion de ces 10g a un effet « positif » ? Quelle proportion un effet « négatif » ? A partir de quel « pourcentage »  peut-on considérer l’impact négatif comme négligeable ? Devrais-je continuer à acheter le produit X car il me promet qu’il aura une filière clean dans quelques années ? On peut répondre qu’actuellement 1 plantation sur deux pousse sur une forêt défrichée récemment. Combien d’accaparement de terre et de scandales sociaux aujourd’hui encore ?

La RSPO, qui existe depuis si longtemps, a-t-elle été suffisante ? L’alliance répond non en ajoutant de nouveaux des critères. C’est une bonne chose, mais sera-ce cette fois réellement satisfaisant ? Les industriels se réveillent que lorsque les ONG et consommateurs mettent leurs produits en péril, en n’oubliant pas de communiquer largement sur le sujet pour rassurer tout le monde. En 2020 donc, on sera 50 ans après le boom de l’huile de palme en Asie. Certains auraient écrit un demi-siècle pour forcer le trait.]


Nous pouvons tous dépasser les clivages un peu simplistes « industriels vs consommateurs » sur le sujet de l’huile de palme et œuvrer ensemble pour faire bouger les lignes, en informant le consommateur et en étant le plus transparent et le plus factuel possible avec eux. Qu’en pensez-vous ? 

Guillaume Reveilhac
Président de l’Alliance Française pour une Huile de Palme Durable

[Personne ne peut être contre le fait de faire bouger les lignes, d’aller vers du mieux, de vouloir la transparence. Mais je pense surtout que de nombreux acteurs ne cherchent pas cela de manière vertueuse et désintéressée : ils y sont forcés par les consommateurs et prennent des mesures pour le ramener à leur avantage et mieux garder le contrôle de la situation. L’ensemble de ce site montre que les informations et visuels proposés sont pensés pour faire de la com’ et non de l’information.
Parce qu’il faut dire les choses telles qu’elles sont, l’huile de palme était bien gentiment cachée dans les produits – la fameuse mention huile végétale. Et il est alors facile de dire qu’on ne fait que respecter la réglementation, réglementation qui sur ce point n'interdit en rien d'être plus précis. Il faut attendre les polémiques pour obtenir des informations et des engagements (le côté durable dont se réclame l’alliance, l’obligation d’étiquetage qui sera effective en 2015). L’agro-industrie ne fut-elle pas à la pointe pour ne PAS faire de transparence lors de l’élaboration des nouveaux règlements sur l’étiquetage, en refusant les feux tricolores par un lobbying chiffré à 1 milliard d’euros (lien) ? Le citoyen ne veut pas de la communication mais de l’information fiable, claire et honnêtement délivrée]




2 commentaires:

  1. Salut Adrien,

    Merci pour l'article. Je me retrouve beaucoup dans le combat que tu mènes. Nous avons beaucoup de point commun mine, je suis doctorant, bloggueur (dur à avaler) et j'attaque (de manière la plus argumenté possible) l'industrie agroalimentaire. Continue ton combat, je te félicite au passage, toujours un plaisir de lire tes billets !

    Jérémy

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    1. Salut Jérémy,

      Merci pour ton message, je connais ton blog pour le lire régulièrement ; je te retourne donc les compliments. On pourra peut-être écrire un article en commun à l'occasion. J'ai aussi quelques nouveaux projets... De toute façon je t'ai à l'oeil. a+

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Merci de commenter l’article ci-dessus, et donc, après l'avoir lu.