1 an... bilan 1/2 et perspectives.
Vivre un an sans huile de palme et dérivés. Est-ce possible ?
Question posée il y a un an. J’espère avoir montré que oui, il est possible de vivre sans huile de palme ou en tout cas de limiter grandement sa consommation.
Par contre j’ai été surpris de la diversité de produits qui contiennent les huiles de palme et palmiste : des médicaments aux shampoings bio en passant par les raisins secs, sans parler des agrocarburants. Bref, vigilance. L’huile de palme dans l’alimentation, c’est le plus facile à éviter. Même Tricatel* s’est mis à proposer des produits sans huile de palme ; mais là encore soyons vigilents à ce que l’on ne nous la remplace pas par d’autres bêtises. Et comme je l’ai montré à de nombreuses reprises, bien des marques surfent sur le sans huile de palme pour quelques produits mais oublient certains de leurs autres produits ; et ne parlons pas des dérivés !
Vivre un an sans huile de palme et dérivés. Est-ce possible ?
Question posée il y a un an. J’espère avoir montré que oui, il est possible de vivre sans huile de palme ou en tout cas de limiter grandement sa consommation.
Par contre j’ai été surpris de la diversité de produits qui contiennent les huiles de palme et palmiste : des médicaments aux shampoings bio en passant par les raisins secs, sans parler des agrocarburants. Bref, vigilance. L’huile de palme dans l’alimentation, c’est le plus facile à éviter. Même Tricatel* s’est mis à proposer des produits sans huile de palme ; mais là encore soyons vigilents à ce que l’on ne nous la remplace pas par d’autres bêtises. Et comme je l’ai montré à de nombreuses reprises, bien des marques surfent sur le sans huile de palme pour quelques produits mais oublient certains de leurs autres produits ; et ne parlons pas des dérivés !
Alors je dis que c’est possible, mais l’année ne fut pas
0% palmée. Évidement, face à l’ingéniosité de nos ingénieurs chimistes il me
fallut dénicher tous ces dérivés, et je pense ne pas en avoir encore fait entièrement le tour. Finalement, j’ai éliminé au fur et à mesure les produits palmés et
testant de temps en temps des solutions alternatives. Donc, lorsque l’on est au
pied du mur et que l’on se pose enfin les questions, alors arrivent les réponses.
J’avoue que jamais je n’aurais pensé qu’il existe des crèmes fraiches
palmées, des fromages analogues, et que l’on peut retrouver de la palme dans
des crèmes pharmaceutiques ! L’année fut donc plutôt une année de transition,
même si vers la fin les dernières découvertes devinrent rares et les quantités en
jeu minimes. Au cours de cette année, j’ai peut-être consommé de la palme lors de certaines
sorties mais on va dire que par rapport au nombre
total de sorties je m’en suis plutôt bien tiré. A ce titre donc je promets de ne plus faire une seule poubelle chez mes amis, mais laissez-moi lire les étiquettes de compositions quand le paquet est à table, c'est tellement fun !
Le petit Charles Duchemin* : "En fait, je n’ai jamais aimé la palme"
Une telle année est-elle vraiment utile?
Pour soi et se motiver, oui. Chose non prévue à la base : sa médiatisation impressionnante et les plus de 140 000 pages vues sur ce blog. D'un autre côté, cela m'a un peu attristé. Si l'on ne fait une pas une action sortant du commun (ou vraiment originale), personne ne s'y intéresse. Quelque chose de regrettable à mes yeux. Car cette action attire forcément une réflexion : est-il utile et juste de se braquer autant sur tel produit, telle culture ? Intégriste ! Cette question peut sembler fondée au premier abord. Les problèmes socio-environnementaux sont multiples et on a toujours une excuse à proposer "ça c'est bien pire pour les oiseaux", "ça ne fait pas de mal aux baleines" et surtout "oui mais machin aussi il fait ça". Ces remarques sont certes recevables, mais mènent à une impasse car à ce petit jeu on ne met jamais la lumière sur quelque chose. Bref, allez voir ailleurs ici tout va bien. Mais voilà, notre société nous demande toujours plus d'inventivité pour interloquer, au risque de rendre notre message un peu simpliste.
Après le 3 juillet, il est certain que je serai toujours très vigilent sur ma consommation, et certainement de plus en plus en élargissant au maximum les problématiques.
Rendez-vous le 3 juillet.
Pour soi et se motiver, oui. Chose non prévue à la base : sa médiatisation impressionnante et les plus de 140 000 pages vues sur ce blog. D'un autre côté, cela m'a un peu attristé. Si l'on ne fait une pas une action sortant du commun (ou vraiment originale), personne ne s'y intéresse. Quelque chose de regrettable à mes yeux. Car cette action attire forcément une réflexion : est-il utile et juste de se braquer autant sur tel produit, telle culture ? Intégriste ! Cette question peut sembler fondée au premier abord. Les problèmes socio-environnementaux sont multiples et on a toujours une excuse à proposer "ça c'est bien pire pour les oiseaux", "ça ne fait pas de mal aux baleines" et surtout "oui mais machin aussi il fait ça". Ces remarques sont certes recevables, mais mènent à une impasse car à ce petit jeu on ne met jamais la lumière sur quelque chose. Bref, allez voir ailleurs ici tout va bien. Mais voilà, notre société nous demande toujours plus d'inventivité pour interloquer, au risque de rendre notre message un peu simpliste.
Après le 3 juillet, il est certain que je serai toujours très vigilent sur ma consommation, et certainement de plus en plus en élargissant au maximum les problématiques.
Rendez-vous le 3 juillet.
"J'aime"
RépondreSupprimerFélicitations pour cette année sans huile de palme. Un beau challenge, que vous avez relevé haut la main! Personnellement, j'ai appris énormément de choses en vous lisant. Maintenant, je ne peux m'empêcher de retourner les paquets de raisins secs pour lire la composition ! Et je retourne évidemment bien d'autres paquets...
RépondreSupprimerEn tout cas, vraiment un grand bravo et bonne continuation dans ce qui promet d'être une "vie sans huile de palme".
Lucie
oui d'accord avec vous: si on ne dénonce pas, même "sympathiquement", personne ne réagit ou alors c'est le sempiternel " oui, mais qu'est-ce que l'on peut faire?" histoire de se dédouaner de ne rien faire. mais si chacun commence à porter sa goutte d'eau pour éteindre le feu, il agit déjà...alors encore bravo pour votre année sans palme (ou presque et qui m'a aussi aidé à voir certaines choses que j'ignorais). prochaine étape: une année sans emballage (mon rêve aussi!)
RépondreSupprimerMerci, la transmission du savoir et de l'information est l'un des plus beaux cadeaux qu'un être humain puisse faire à ses semblables!
RépondreSupprimerFélicitations à vous jeune homme! Je sais que dans les ingrédients, quand il est noté "huile végétale", c'est généralement de l'huile de palme. Par contre, je n'aurais pas imaginé qu'un shampoing bio ou autre produit bio (savon, douche, bain, etc...) ait de l'huile de palme. Je vais aller vérifier ceux que j'ai et je ferai plus attention.
RépondreSupprimerJe n'ai pas lu tout votre blog donc je ne sais pas si vous en parlez. Mais ce serait bien de parler aussi des dégâts que font les plantations d'huile de palme et ça augmente encore, enfin les multinationales surtout! En plus de la déforestation, les habitats diminuent pour les animaux qui, dans certains cas, se rapprochent des habitations et se font tuer, tout cela entraîne une diminution donc espèce en danger. Par exemple, les orangs-outans, voir ce lien: http://www.amisdelaterre.org/Les-orangs-outans-sacrifies-pour.html
mais c'est le cas pour d'autres espèces aussi.
Et enfin, il reste les habitants humains qui sont pauvres et n'ont que très peu de choses. Eux sont chassés de chez eux, par la force souvent. Ils sont donc encore plus pauvres et certains finissent dans des "réserves" comme au temps des indiens.
Alors, un article sur tout ça, ce serait super.
Merci d'avance
Chantal
Chantal, Merci de cliquer sur ce lien : http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/search/label/Conséquences
Supprimerdès fois les gens ont besoin qu'on leur montre du doigt pour ce rendre compte des choses, mais il est difficile dans la société actuelle de ne pas se laisser abrutir par la publicité et tout la communication qui est en place pour nous montrer que tout va bien alors que cela va mal.
RépondreSupprimermoi même j'essaie de faire attention à plein de choses pour ma petite famille mais il est certain qu'il est difficile de s'y retrouver (tendance écolo).
bravo à toi
vigilant
RépondreSupprimerIl est important pour nous, nos familles & proches de mieux se nourrir et de lire les étiquettes de nos produits, tous les produits !
RépondreSupprimerJ'ai le besoin de lire les étiquettes afin de connaitre la ou les provenances des produits. Nous habitons une région riche en produits alimentaires non industriel alors restons "écolo" en consommant nos productions.
Chapeau pour cette année thématique, qui met en exergue un produit dont on se passerait bien!
RépondreSupprimerPour ma part, je reviens d'un voyage en Malaisie (pas terrible pour mon bilan carbone), où je me suis frottée pour la première fois à la culture du palmier à huile.
Émerveillée par la jungle, sa faune et sa flore, j'ai été effarée par ces kilomètres de route encadrées par des palmiers à huile.
Les sous-bois sont vides, pas de singes, pas de papillons, pas de serpents, pas de fleurs.
Les éléphants, ébranlés par la déforestation, sont "nuisibles" car cherchent à manger dans les champs de palmiers. Et comme ils sont protégés, (dommage, c'était plus simple de les abattre!), il faut les déplacer vers les quelques zones de forêt vierge préservées (pour combien de temps)... 14h de camion et de bateau, certains n'y survivent pas.
Sans parler des animaux plus petits ou insectes dont la disparition est plus discrète!
Bref, après ce voyage, je pense que je vais me ranger à la même décision : vivre sans huile de palme!
J'ai beaucoup de mal à éviter cette fichue huile de palme. Je proteste régulièrement auprès des industriels via les réseaux sociaux ou par mail...toujours les mêmes rengaines, et ces histoires de certifications...bla bla bla. Je suis admiratif de votre travail autour de ce blog, je le cite régulièrement en exemple de "démarche citoyenne". Merci à vous !
RépondreSupprimerDenis